« Les frais d'inscription ici sont minimes,
100 gourdes (1,20 euro) mais le problème c'est tout le reste : les
livres, les cahiers, explique Elimène Benjamin, 33 ans. S'ils n'ont
rien de ça, ça ne sert à rien qu'ils aillent à l'école : ils ne
pourront pas bien apprendre. »
Au lever du drapeau national qui ouvre
chaque journée de cours, le directeur de l'école publique de
Tabarre se désole devant les rangs clairsemés. « Je m'attendais à
ce que beaucoup d'enfants ne viennent pas ce matin. Nous devrions
avoir 600 élèves mais ils ne sont qu'une petite centaine » ,
constate Lucien Jean-François. « Les parents se plaignent et moi
aussi : je n'ai rien reçu...
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