[EXCLUSIF] Le Consulat Général d'Haïti s'exprime à la veille des obsèques du président Moïse
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[EXCLUSIF] Le Consulat Général d'Haïti s'exprime à la veille des obsèques du président Moïse

Xavier-Paul Le Pelletier
Le drapeau haïtien en berne au 12 avenue Léopold Héder, au Consulat Général d'Haïti à Cayenne
Le drapeau haïtien en berne au 12 avenue Léopold Héder, au Consulat Général d'Haïti à Cayenne • XPLP

Assassiné dans des circonstances qui restent encore parfaitement troubles, la disparition le 7 juillet du président de la République d'Haïti, Jovenel Moïse, a attiré l'attention choquée des représentations diplomatiques du monde entier. Sauvenel Augustin, chef de poste par intérim du Consulat Général d'Haïti à Cayenne, a choisi France-Guyane pour s'exprimer auprès des populations de Guyane, dont la communauté haïtienne compte parmi les plus emblématiques. Entretien. 

 Le 7 juillet au matin, la communauté internationale apprend dans la stupeur l'assassinat de Jovenel Moïse, président de la République d'Haïti, dans un contexte qui semble évoquer celui d'un commando dirigé par des étrangers. Au-delà du spectre d'ingérence que représente cet acte que le responsable du Consulat Général d'Haïti, Sauvenel Augustin, qualifie "d'abject", ce meurtre organisé cristallise l'ensemble des tensions que connait la plus ancienne démocratie de la Caraïbe depuis de trop nombreuses années.

Si c'est dans certains quartiers de la capitale, à Port-au-Prince, que la majorité des actions criminelles de bandes organisées se retrouvent, les autres grandes villes ne sont malheureusement pas non plus en reste. Meurtres et enlèvements y sont tant devenus légion qu'ils constituent désormais un lot presque quotidien ; ébranlant très profondément la cohésion de la nation dont une grande partie estimait son dernier président comme en grande partie responsable. En témoignait notamment la controverse liée à la durée de son mandat ; certains hommes politiques haïtiens estimant qu'il aurait dû s'achever cette année, Jovenel Moïse ayant été élu en 2016. Pourtant, ainsi que le prévoit la Constitution haïtienne, c'est bien à partir de sa prise de fonction -en 2017- que commençait la durée de cinq ans de ce mandat, qui aurait ainsi donc dû s'achever l'année prochaine.

Deux semaines après l'assassinat, à la veille des obsèques de Jovenel Moïse -et alors que son épouse, elle aussi bléssée dans l'attaque a fait son retour pour accompagner son époux dans sa...

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