« les musiques se mélangent, et la Guyane est un mélange »
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« les musiques se mélangent, et la Guyane est un mélange »

Pierre-Yves CARLIER
Le 3 janvier, pour le concert hommage à Bernard Inglis, Skandalyze a chanté un classique du carnaval guyanais : Vié Mers (KV)
Le 3 janvier, pour le concert hommage à Bernard Inglis, Skandalyze a chanté un classique du carnaval guyanais : Vié Mers (KV)

Invité en première partie d'Admiral T à Papaïchton samedi, Skandalyze multiplie aussi les prestations carnavalesques. Il vient de sortir le volume 2 de Pay Sekoss.

Vous jouez samedi en première partie d'Admiral T aux Rencontres du Maroni. Que réservez-vous au public de Papaïchton ?
Un mélange de mon single Naturel, sorti en novembre. Nous sommes dans une période carnavalesque, je viens de sortir le deuxième volume de Pay Sekoss avec le titre La Kapoteuse. Mais à Papaïchton, je serai plus dans le reggae et la pop-soul.
Quelle image avez-vous d'Admiral T ?
C'est un grand artiste. Ce n'est pas première fois que je joue en première partie. J'aurai kiffé d'être en live. Là, je serai avec un DJ. Mais ça fait super plaisir que la commune de Papaïchton donne de la place à un artiste local.
On vous a remarqué, début janvier, au concert d'hommage à Bernard Inglis. Comment vous êtes-vous retrouvé dans cette ambiance carnavalesque ?
Via le premier volume de Pay Sekoss, sorti en 2006. Je suis aussi le petit-fils de Michel Barthès, des Vautours. Il est connu pour sa musique traditionnelle. Les musiciens qui travaillaient avec lui me connaissent. À Saint-Laurent, j'avais déjà joué avec Aquarelle, dans des soirées carnavalesques et pour animer des vidés. J'ai aussi joué avec Léon Bertrand. C'est un très bon guitariste. En tout cas, pour le concert hommage, il y a eu un super feeling avec les Mécènes (qui assuraient l'orchestration, ndlr).
Faire une saison de carnaval avec un orchestre, ça vous intéresse ?
Oui, ça me tente. Ça ne me fait pas peur. J'ai eu des propositions.
De qui ?
Je ne peux pas donner de nom. C'était ici comme en France. Je me sens super à l'aise avec cette musique, même si ça étonne beaucoup de gens d'avoir un artiste carnavalesque qui chante aussi du reggae, du dancehall, du zouk.
Ce mélange des genres n'effrait-il pas le public, les critiques, les radios...
Non. L'album Musique Madras qui arrive, je l'ai travaillé pour la Caraïbe et pour les Dom, avec de la musique traditionnelle et de la musique urbaine. Bien que le carnaval se termine, nous avons une proposition d'édition de Pay Sekoss en métropole. Il y a une possibilité d'exporter la musique du carnaval guyanais. Aux États-Unis, çe ne gêne pas d'avoir un artiste qui fait de tout. Ça gênait les maisons de disque, qui demandaient qu'un album ait une couleur. Mais aujourd'hui, tout se mélange. Et la Guyane est un mélange.
Quel est votre programme des prochains mois ?
D'abord la sortie du titre La Ballade guyanaise. C'est un grajé valse, mélangeant musique traditionnelle et musique urbaine. On va aussi entrer dans le vif du sujet pour préparer la sortie de Musique Madras pendant les grandes vacances. C'est un album que je compte utiliser pour faire connaître la musique guyanaise partout. Je veux le défendre en live. J'ai des dates prévues dans des boîtes de nuit aux États-Unis, aux Antilles, pour le Tour des yoles, au carnaval de Londres, en métropole.
(KV)
(KV)

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