Vous attendiez-vous à ce que les quatre coaches se retournent ?
Comme j'ai toujours dit, je n'étais pas prévu dans l'aventure. Pour moi, c'était une opportunité pour donner une visibilité à la Guadeloupe et au gwoka. Si les quatre fauteuils se sont retournés, cela prouve que cette musique est puissante, qu'elle a quelque chose de particulier. Mon passage à The Voice, c'était pour mettre en avant le gwoka et je pense que tous les Guadeloupéens et Guadeloupéennes prendront conscience que cette musique, il faut la chouchouter, la chérir et surtout la transmettre. Par le biais de The Voice, il s'agissait pour moi de faire de la transmission.
Pourquoi le choix de la chanson An pa kay ?
Au départ j'avais prévu une autre chanson mais j'ai bifurqué ensuite sur An pa kay, car ce morceau parle d'un jeune homme qui refuse d'aller dans une autre commune de la Guadeloupe parce qu'il ne s'y sent pas à l'aise. La symbolique du morceau c'est de dire que, quand les migrants partent de chez eux à cause de problèmes et vont ailleurs, ils sont rejetés. Ils sont confrontés à la xénophobie et au racisme et ils sont maltraités. On est étranger dès qu'on se déplace de chez soi. On se sent toujours étranger avec des individus négatifs.
Pas besoin de chanter en français et en anglais. Même en créole vous avez su toucher les quatre membres du jury...
C'est là où je dis que la musique touche tout le monde. Qu'on la comprenne ou pas, on la ressent. J'ai vraiment voulu faire passer des émotions. Les quatre fauteuils se retournent, la Guadeloupe est contente, notamment les musiciens de gwoka.
Votre prestation a été grandement saluée sur les réseaux sociaux. Que ressentez-vous ?
Je suis content et je dis merci à tout le monde. Merci à toute la Guadeloupe, à toute la diaspora et à tous ceux qui aiment la musique. Je dis merci, surtout aux ancêtres, à mes proches et au Mouvman kiltirèl Akiyo.
√ Sa prestation en vidéo
à revoir ici sur le site de The Voice
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