Emmanuel Macron et les " trois mémoires " de l'esclavage
Le président de la République s'est rendu ce jeudi au Fort de Joux, dans l'Est de la France, lieu de supplice du libérateur haïtien, Toussaint Louverture. Il était accompagné du ministre délégué aux Outre-mer Jean-François Carenco et de l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, président de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.
" Dousman, ale lwen. " C'est en citant Toussaint Louverture dans le texte, en créole, qu'Emmanuel Macron a terminé son discours de commémoration de l'abolition de l'esclavage, jeudi 27 avril. Il y a 175 ans, paraissait le fameux " décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848 ". " Alors qu'il était traqué par les espions et plusieurs marines, Toussaint Louverture assurait en créole de sa confiance, a conclu le président de la République. Cela signifiait prendre le temps de l'éducation et du dialogue, de la concorde et du respect mais viser haut. "
De l'ambition, l'actuel locataire de l'Élysée n'en manque pas, lui non plus. Il y a quelques jours, la présidence faisait savoir en préparant cette séquence mémorielle qu'il s'agissait d'honorer pas moins de " trois mémoires de l'esclavage ". En se rendant au Fort de Joux, lieu de supplice du libérateur de Saint-Domingue, Emmanuel Macron saluait " en même temps ", " la mémoire des victimes parce que Toussaint Louverture est né esclave, la mémoire des abolitionnistes, parce qu'il s'agit de la deuxième abolition et la mémoire des héros, de ceux qui se sont révoltés, Toussaint Louverture en est l'incarnation. "
Le chef de l'État était accompagné du ministre délégué aux Outre-mer Jean-François Carenco et de l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, président de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage (FME). Des personnalités de la société civile ont également été invitées à la cérémonie parmi lesquelles on peut citer l'artiste Fabrice Di Falco ou encore le président de Ladom, Saïd Ahamada.

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