Si la Soufrière se réveillait : le scénario testé grandeur nature
L’éventualité d’un nouveau réveil de la Soufrière n’appartient pas seulement aux livres d’histoire. Il constitue un risque bien réel auquel se préparent en permanence les autorités, les scientifiques et les collectivités. En novembre 2025, un exercice grandeur nature a mobilisé la préfecture et toutes les autorités concernées. Le but était de tester les procédures d’alerte, de coordination et de gestion de crise face à une dégradation rapide de l’activité du volcan. De l’évacuation des populations à la continuité des services essentiels, en passant par la gestion de l’information et les déplacements, chaque étape a été passée au crible. Au premier rang des préoccupations figure la commune de Saint-Claude, installée sur les pentes du massif et directement exposée aux phénomènes volcaniques. Que se passerait-il si les signaux d’alerte se multipliaient ? Qui seraient les acteurs de la situation ? Comment protéger les habitants, évacuer aussi les animaux, maintenir l’activité économique et éviter la désorganisation du territoire ?
Mercredi 26 et jeudi 27 novembre 2025, dans le cadre des journées japonaises*, les services de l’État, les collectivités, les secours et les opérateurs essentiels se sont préparés à un scénario plausible : une aggravation rapide de l’activité de la Soufrière qui conduit à une évacuation d’une partie de la population concernée par le danger.
À 3h30, ce jeudi 27 novembre, l’observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe (OVSG) annonce qu’une explosion importante de la Soufrière s’est produite, générant une émanation...

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