« Saint-Claude a été vidé en quelques heures »
Le 8 juillet 1976, je travaillais à Baillif, dans un commerce situé du côté de l’ancien café Chaulet en face de l’aérodrome.
Vers 9 heures du matin, on a vu arriver des gens, surtout des Indiens venus de Matouba, couverts de cendres. Ils nous ont dit : « la Soufrière a pété. Alors on est sorti du dépôt, on a regardé vers la montagne et là on a vu le champignon. À ce moment-là, on a compris qu’il fallait fermer et partir. Je ne pensais qu’à ma fille, à Saint-Claude, dans le quartier de Caféière. C’était les grandes vacances, c’est une tante qui s’occupait d’elle. Depuis quelque temps déjà, la Soufrière donnait des signes. À l’époque, on ne parlait pas de séismes, on disait plutôt qu’il...

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