La Soufrière a porté un coup dur au développement économique de Basse-Terre
Maire de Basse-Terre aujourd’hui, André Atallah avait 20 ans lorsque la crise de la Soufrière a bouleversé la vie de milliers de Guadeloupéens. Cinquante ans après, il se souvient moins du volcan lui-même que de l’incertitude qui a saisi les habitants, des élans de solidarité et des conséquences durables sur le développement de la capitale.
1/ Quels souvenirs gardez-vous de cette période ?
J’avais 20 ans. J’étais fils de petits commerçants. Mon père a tenu un commerce vestimentaire pendant près de soixante ans au marché de la République à Basse-Terre. On allait régulièrement chez les grossistes à Pointe-à-Pitre pour acheter du linge, des pantalons, des chemises, des souliers. Le jour de l’évacuation, j’étais à Pointe-à-Pitre avec ma mère. On a vu arriver une horde de voitures, des camionnettes, des gens qui débarquaient de Basse-Terre. Il faut se rappeler qu’à l’époque, il n’y avait ni...

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