La Soufrière a fracturé la volcanologie française pendant trente ans
1/ Comment avez-vous rencontré Messieurs Allègre et Tazieff ?
Je me suis trouvé dans une position un peu particulière pendant la crise de la Soufrière, parce que j’étais à la fois très proche de Haroun Tazieff et formé dans le cadre universitaire de Claude Allègre. Depuis très jeune, j’avais décidé que je serais volcanologue. J’avais rencontré Tazieff à 17 ans et j’avais très vite été intégré à ses missions, avant même le bac. J’allais avec son équipe sur l’Etna, le Stromboli, Vulcano, je suis même allé en Afrique, au Nyiragongo et sur d’autres volcans. J’apprenais la volcanologie active sur le terrain, avec lui. En parallèle, au début des années 1970, j’étais inscrit comme étudiant au département des sciences de la Terre que venait de créer Claude Allègre à Paris 7. Donc j’étais, d’un côté, formé à l’expérience du terrain et des éruptions par Tazieff et de l’autre à la géologie, à la tectonique des plaques,...

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