Les débuts à Cayenne
« J'ai toujours baigné dans le foot. Mon
père était entraîneur au Club Colonial et les filets à ballon
traînaient à la maison. J'ai commencé à 5 ans et je suis resté dans
le même club jusqu'à mon départ pour la métropole. Mon premier
entraîneur, en débutants, c'était Roger Theolade. Il était
extraordinaire. Il nous ramenait à maison en camionnette après les
entraînements. C'était notre papa. Ensuite, j'ai eu Steeve
Falgayrettes et Claude Faubert en moins de 13 ans. Ils étaient très
durs, comme mon père. Pour la progression, c'est très important car
j'étais dissipé et turbulent. Le foot, c'était ma bouffée
d'oxygène. Mes coéquipiers m'appelaient « chien-boule » . J'avais
toujours besoin d'un ballon, je tapais dans les canettes à la
récré. À l'école, je me débrouillais bien. J'ai eu 14 de moyenne en
4e. J'étais chaud! Ma mère m'a dit que je voulais être pompier à 6
ans, mais à chaque rentrée j'inscrivais sur la fiche de
renseignements que je voulais être footballeur. Mes camarades se
foutaient de moi. Aujourd'hui, ils sont fiers » .
L'arrivée dans l'Hexagone
« Avec la sélection de Guyane en moins de
15 ans, j'étais à Clairefontaine pour un tournoi de Ligue. C'était
notre seule chance pour se faire repérer par les équipes
européennes. La chance de ma vie. On s'est pris des taules, mais
j'ai marqué quatre buts. Lens a failli me prendre dans la foulée.
Finalement,...
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