Dimanche 25 décembre 1949. Une heure et
demie du matin n'est pas loin de sonner. La messe de minuit est
terminée et il est temps de rentrer déguster le repas du réveillon
de Noël. Dans la joie et la bonne humeur, les gens chantent des
cantiques, rigolent ou racontent des blagues. Pendant ce temps, la
table de la famille Birba se pare d'une nappe damacée et de
serviettes assorties. Diverses soupes, du colombo de porc avec du
riz ou des gâteaux tels que des massepains ou des américains sont
servis aux convives. Sans oublier bien sûr les boissons des hommes
(tafia, cognac et gin) et celles des femmes (quinquina, martini,
guillolé, Marie-Brisard, crème de cacao ou gin), ainsi que du sirop
d'amande amère ou d'oseille. Un gâteau très bourratif, le
bindingwel, est quant à lui réservé à ceux ou celles qui boivent
beaucoup afin de les empêcher de se saouler trop rapidement.
Quelques pâtés de chair aux sardines ou aux saucisses et des
morceaux de porc roussi sont à disposition des fêtards qui
choisissent de réveillonner en vagabondant de maison en maison
pendant cette nuit sans sommeil.
Du tafia pour digérer
Au réveil, le 25 décembre, un mélange de
tafia et d'amande amère permet de digérer le repas d'après la
messe,...
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