Manque d'effectifs, manque de moyens,
gestion catastrophique de la grève des interprètes qui réclamaient
leur dû, dossiers qui s'entassent. Les magistrats du tribunal de
grande instance en ont ras-le-bol. Ils l'ont fait savoir cette
semaine dans un courrier adressé à leurs chefs, le procureur
général Raymond Morey et le premier président Pierre Gouzenne, tous
deux officiant à la cour d'appel. Cette lettre est signée de trois
syndicats de la magistrature.
Jusqu'ici, cette cour d'appel était à
Fort-de-France. Mais depuis janvier, elle est installée à Cayenne,
à deux pas du tribunal, face à la préfecture. « Nous avons vécu,
dit cette lettre, l'éloignement des chefs de la cour d'appel de
Fort-France, leur incapacité à se saisir de nos difficultés et leur
propension à jeter un discrédit bien malhonnête sur notre travail
pour masquer leur impuissance à résoudre les problèmes. » Les
magistrats fondaient donc un grand espoir dans cette nouvelle cour
d'appel....
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