« Le racisme est soluble dans l’encre noire »
La romancière et poétesse martiniquaise Suzanne Dracius a coordonné pour les éditions Desnel un ouvrage consacrées aux plumes rebelles des Antilles et de la Guyane. Contrepied de l’anthologie officielle éditée pour le commissariat de l’année des Outre-mer, cet ouvrage n’est ni une compilation, ni une anthologie de la poésie créole. Explications avec Suzanne Dracius
Il y a des textes des auteurs, mais aussi des articles écrits par des universitaires ou des écrivains qui sont des analyses de ces textes. Ernest Pépin a écrit à propos de Saint-John Perse par exemple…
Quel a été votre point de départ ?
On a voulu montrer que la littérature de la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane n’est pas une littérature doudouiste, gnangnan ou cucul la praline et c’est pour ça que ça s’appelle Plumes rebelles. Ce sont les plumes rebelles d’hier et d’aujourd’hui et nous les publions dans la collection Anamnésis, c’est-à-dire un terme qui invite à désobéir à l’injonction d’oublier, mais aussi pour se souvenir de ces auteurs de manière originale. Il y a donc des plongées dans leurs œuvres respectives qui sont du jamais lu. C’est ainsi que nous proposons une analyse de la seule pièce de théâtre d’Edouard Glissant (voir hors texte). Il y a bien évidemment Césaire mais nous le confrontons au regard d’une jeune Guadeloupéenne, Laura Carvigan-Cassin, qui enseigne à l’UAG, et qui offre une vision de Césaire...

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