MM. Maximi, Richard et Romain entourent Marie-Luce Penchard.
Les gouverneurs vichystes.
Le BMA
Des panneaux pour se souvenir
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Avant d’inaugurer à Angers l’exposition consacrée à la Dissidence aux Antilles, Marie-Luce Penchard a ravivé le 18 juin la flamme sur la tombe du soldat inconnu à l’Arc de triomphe.
La Défense participe à l’année des Outre-mer français. C’est ainsi que Marie-Luce Penchard a été invitée, samedi 18 juin, à venir raviver la flamme au soldat inconnu sous l’Arc de triomphe. Le matin, elle était encore au Mont-Valérien en présence du président de la République pour honorer, entre autres, 4 anciens combattants des Antilles. Ils sont René Auques qui était marin à bord de l’Emile-Bertin, le navire qui transporta à Fort-de-France l’or de la banque de France, les Martiniquais Paul Degras et Prosper Mangatal et le Guadeloupéen Thècle Baltimor. Mais pour diffuser, au-delà des cercles d’anciens combattants, l’image de l’Outre-mer dans la Résistance et la libération de la France, la ministre s’est rendue lundi à Angers, chez le préfet Richard Samuel, où l’Office national des anciens combattants et le commissariat de l’année des Outre-mer en France ont installé une exposition consacrée à la Dissidence à la préfecture d’Angers (Maine-et-Loire) en présence d’anciens combattants et de collégiens. « Nous célébrons la part valeureuse de l’outre-mer dans les combats de la Seconde guerre mondiale », leur a déclaré Marie-Luce Penchard.
Parcours de dissidents
Jean-Baptiste Romain, coordonateur mémoire et communication ONACVG pour l'Ile-de-France, l'Outre-mer et l'Afrique du Nord,.a présenté les 24 panneaux qui retracent l’histoire de la Dissidence. Elle s’ouvre sur deux personnalités, Césaire et de Gaulle en 1940, et se clôt sur une troisième, Nicolas Sarkozy décorant en juin 2009 les derniers dissidents vivants. L’exposition présente l’amiral Robert et les gouverneurs Nicole et Sorin, mais aussi ces Antillais qui ont refusé la défaite : Gerty Archimède et Paul Valentino en Guadeloupe, Victor Sévère en Martinique, les intellectuels avec Lam, Breton et Césaire… Puis, c’est la libération en 1943 et la véritable saga des Dissidents, leur fuite pour Sainte-Lucie et la Dominique, leur formation aux Etats-Unis et leur débarquement en Afrique du nord, en Provence, en Normandie… L’exposition s’intéresse encore à la mémoire partagée et évoque deux films : Le port de l’angoisse, avec Lauren Bacall et Humphrey Bogart, et le documentaire d4euzhan Palcy, Parcours de dissidents, sans lequel cette histoire aurait pu rester dans l’oubli. Dans ce film, l’un des Martiniquais interrogé, qui a perdu une jambe et son frère lors du débarquement de Provence, se plaint que le musée du débarquement de Toulon ne comporte aucune trace de l’action du bataillon des antillais. De source militaire, nous avons appris que la Défense a entrepris de construire, là-bas, un vaste monument à tous les combattants d’outre-mer morts pour la France depuis 1945. Ce n’est pas encore une réponse précise à la requête de ce dissident, mais c’est un début ! En attendant, l’exposition est mise à la disposition de toutes les préfectures, mairies, établissements scolaires, dans l’Hexagone comme dans les Outre-mer.
René Auque
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Thècle Baltimor
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Paul Degras
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Prosper Mangatal
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Marie-Luce Penchard et le préfet Samuel
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MM. Maximi, Richard et Romain entourent Marie-Luce Penchard.
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Les gouverneurs vichystes.
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Le BMA
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Des panneaux pour se souvenir
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