La crise de la crevette fait 17 victimes
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes

La crise de la crevette fait 17 victimes

D. B.

La crevette guyanaise ne fait plus le poids face à la concurrence. Unifipêche, le principal armateur du secteur, prépare un plan de licenciement économique de 17 salariés, et prévoirait de réduire sa flotte de neuf navires.

La belle vitrine se fissure de tous les côtés. La crevette guyanaise, premier produit d'exportation du secteur primaire, traverse une crise sans précédent. Après l'arrêt de la CFPN en 2006, le flop Balupi en 2007, société qui a toujours quinze bateaux à quai l'an dernier, c'est au tour de la société Unifipêche d'opérer une « réorganisation » de son fonctionnement. La directrice Guylaine Bourguignon n'a pas souhaité s'exprimer. Selon nos informations, l'entreprise prépare un plan social et de reclassement qui concerne 17 salariés dits « à terre », sur un peu plus d'une quarantaine employée aujourd'hui. Des soudeurs, électriciens, mécaniciens, manutentionnaires ou magasiniers. En parallèle, Unifipêche, qui dispose d'une unité de traitement dans l'Hexagone, devrait réduire sa flotte à quinze bateaux, contre 24 actuellement, et conserver les moins gourmands en gasoil. L'avenir des quelque 45 marins liés aux navires semble incertain, mais ils ne seraient pas licenciés, sachant qu'il existe un grand « turn-over » chez les marins-pêcheurs. « Le cours de la crevette chute depuis plus d'un an alors que nos coûts de production augmentent, explique un connaisseur du milieu. On est de deux à trois euros par kilo plus cher que nos concurrents brésiliens ou surinamiens. » Près de 80 % des crevettes guyanaises sont vendus sur le marché...

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger