La belle vitrine se fissure de tous
les côtés. La crevette guyanaise, premier produit d'exportation du
secteur primaire, traverse une crise sans précédent. Après l'arrêt
de la CFPN en 2006, le flop Balupi en 2007, société qui a toujours
quinze bateaux à quai l'an dernier, c'est au tour de la société
Unifipêche d'opérer une « réorganisation » de son fonctionnement.
La directrice Guylaine Bourguignon n'a pas souhaité s'exprimer.
Selon nos informations, l'entreprise prépare un plan social et de
reclassement qui concerne 17 salariés dits « à terre », sur un peu
plus d'une quarantaine employée aujourd'hui. Des soudeurs,
électriciens, mécaniciens, manutentionnaires ou magasiniers. En
parallèle, Unifipêche, qui dispose d'une unité de traitement dans
l'Hexagone, devrait réduire sa flotte à quinze bateaux, contre 24
actuellement, et conserver les moins gourmands en gasoil. L'avenir
des quelque 45 marins liés aux navires semble incertain, mais ils
ne seraient pas licenciés, sachant qu'il existe un grand «
turn-over » chez les marins-pêcheurs. « Le cours de la crevette
chute depuis plus d'un an alors que nos coûts de production
augmentent, explique un connaisseur du milieu. On est de deux à
trois euros par kilo plus cher que nos concurrents brésiliens ou
surinamiens. » Près de 80 % des crevettes guyanaises sont vendus
sur le marché...
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters