Il est 6 h 30, les enfants s'installent
dans la pirogue qui va les acheminer à Roura, direction les bancs
de l'école. Tandis que l'embarcation s'éloigne sur une rivière
d'huile, le village s'anime doucement. Au ralenti, comme si
l'annonce du refus adressé au projet Cambior avait assommé une
partie de la population. « Nous, on n'était ni pour ni contre
Cambior, lâche Francis Lucas, président de l'association Waliku.
Mais on avait présenté un projet qui nous permettait de participer,
et de profiter de leur présence. » Il craint désormais que les
velléités de développement du village ne subissent...
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