Faute de sécurité, le garimpeiro jette l'éponge
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Faute de sécurité, le garimpeiro jette l'éponge

Gérard MATUZAC

Pendant plus de dix ans passés dans les mines d'or, Claude Henry, 48 ans, a assisté impuissant à la mort par balle de l'un de ses patrons, à une altercation mortelle entre deux Brésiliens et a appris le meurtre d'un ami sur le site de Dorlin. Trop c'est trop. Il a décidé de ne plus mettre sa vie en danger dans l'orpaillage.

Quand il est arrivé en Guyane en 1989, ce conducteur d'engins originaire de Cherbourg travaillait comme grutier sur un chantier d'Ariane-4. Il s'est pris au jeu de l'orpaillage en 1997. S'il a bien gagné sa vie dans les premières années — étant payé en or à l'époque il percevait environ 36 000 francs — ses gains sont devenus de moins en moins importants au fil des années et les risques de plus conséquents. Il a connu les sites de Dieu Merci, de Villa Brasil, de Dorlin, d'Alikéné... « La vie dans sur les sites d'orpaillage n'était pas évidente, raconte Claude. Nous travaillions souvent 12 heures par jour en forêt, 7 jours sur 7, et ceci pendant trois mois sans revenir. Quelquefois plus. Nous couchions dans des hamacs, nous n'avions pas toujours des moyens de communication avec l'extérieur. » La vie en vase clos a souvent été son mode d'existence dans des conditions parfois éreintantes. Un carbet ouvert à tous les vents et à tous les dangers de la forêt servait de logis. L'approvisionnement en nourriture...

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