Quand il est arrivé en Guyane en
1989, ce conducteur d'engins originaire de Cherbourg travaillait
comme grutier sur un chantier d'Ariane-4. Il s'est pris au jeu de
l'orpaillage en 1997. S'il a bien gagné sa vie dans les premières
années étant payé en or à l'époque il percevait environ 36 000
francs ses gains sont devenus de moins en moins importants au fil
des années et les risques de plus conséquents. Il a connu les sites
de Dieu Merci, de Villa Brasil, de Dorlin, d'Alikéné... « La vie
dans sur les sites d'orpaillage n'était pas évidente, raconte
Claude. Nous travaillions souvent 12 heures par jour en forêt, 7
jours sur 7, et ceci pendant trois mois sans revenir. Quelquefois
plus. Nous couchions dans des hamacs, nous n'avions pas toujours
des moyens de communication avec l'extérieur. » La vie en vase clos
a souvent été son mode d'existence dans des conditions parfois
éreintantes. Un carbet ouvert à tous les vents et à tous les
dangers de la forêt servait de logis. L'approvisionnement en
nourriture...
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