Egalité des chances des Français d’outre-mer : « Aucune administration n’a aussi peu de moyens et autant de résultats »
Non, selon Patrick Karam, la délégation interministérielle à l'égalité des chances des Français d'outremer ne tourne pas au ralenti. Le délégué mis en cause dans un précédent article, s’explique. Interview.
Pourquoi cette impression de ralentissement de
l’activité autour de votre délégation ?
Ca ne tourne absolument pas au ralenti et je vais citer quelques
exemples. Le testing logement que j’ai lancé depuis un an concerne
plus de 4 000 agences immobilières dans toute la France et neuf
plaintes sont en train d’être déposées. Je dirai de quelles agences
il s’agit le jour où les plaintes seront bien enregistrées par la
justice. Depuis six mois, j’ai, à la demande du garde des Sceaux,
travaillé avec un groupe de magistrats sur l’accession et la
promotion des Ultramarins dans la magistrature. J’ai remis au
ministre des préconisations et je dois prendre langue avec le
nouveau cabinet. Je multiplie les réunions avec France Télévisions
sur les questions de France Ô et RFO, des informations d’outre-mer
et de la visibilité des comédiens mais pas seulement. Il y a eu les
décès de Jenny Alpha et de Patrick Saint-Eloi et on a vu que France
TV n’a pas joué le jeu. Je suis allé mettre les points sur les i et
je commence à être écouté là-dessus. Sur le financement des
associations, il y a des lacunes et après en avoir parlé avec le
directeur de l’agence pour la cohésion sociale et l’égalité des
chances (ACSE), nous avons redéfini des règles pour que les
associations ultramarines puissent s’intégrer dans le dispositif
national. Même chose avec la Fondation agir contre l’exclusion
(FACE)… Il y a les dossiers que j’ouvre et puis il y a tout le
suivi de ce que j’ai lancé : les billets d’avion Karam, les prix
des vols en cas de deuil, le dispositif grandes écoles lancé avec
la Martinique que...

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