Dérapage lacrymal à Saint-Laurent

Dérapage lacrymal à Saint-Laurent

T.F.

Une partie des manifestants a répondu hier aux vaporisations de gaz lacrymogène et à une intervention musclée des gendarmes par des jets de pierres. Avant d'assiéger l'enceinte de la sous-préfecture jusqu'en début d'après-midi.

Recroquevillée derrière leur bouclier, protégée par les colonnes de la souspréfecture, une poignée de gendarmes mobiles tente d'éviter les caillasses lancées par quelques manifestants depuis l'autre côté de la rue. Une réponse sous la forme d'une pluie de projectiles. Car, quelques minutes plus tôt, un militaire a fait usage d'une bombe lacrymogène afin de disperser la foule de lycéens qui secouait les grilles d'enceinte du bâtiment officiel. Une vaporisation de gaz que l'ensemble des manifestants — enseignants, lycéens, parents d'élèves — a pu douloureusement savourer. Hier matin à Saint-Laurent, en quelques minutes, le degré de contestation est monté d'un cran. Pourtant, la matinée a débuté de la manière la plus calme.
Dès 9 heures, plusieurs centaines de manifestants se réunissent et parcourent les rues de la ville en scandant leurs slogans avec entrain. Encadré...

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