Choukaj à Paris
Un choukaj organisé à Paris entre République et Nation, samedi, en début de soirée, a attiré quelque 150 personnes pour fêter l’abolition de l’esclavage, singulièrement en Guadeloupe (concordance de dates oblige).
Le plus spectaculaire était les fouets violemment claqués en tête de cortège, avant les drapeaux de l’association Choukaj mas Paris (animée par Jean-Yves Saint-Clair et Samuel Féréol), par de fougueux jeunes hommes sculptés comme des athlètes, qui imprimaient ainsi un rythme nerveux à la marche et aux chanteurs, rappelant la cadence donnée aux coupeurs de cannes et la menace du garde-chiourme qui pesait sur les ancêtres esclaves.
Lors d’un arrêt place Voltaire, deux policiers commentent: « Quand c’est festif comme ça, les gens aiment bien, ça ne les dérange pas. » Pas si festif, en tout cas au départ, puisque place de la République alors qu’y finissait une marche pour les sans-papiers organisée par le collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici », le dialogue entre Antillais et Africains est resté muet, malgré quelques pendentifs ou tee-shirts aux couleurs de l’Afrique arborés par des participants du choukaj. Ceux-là étaient, il est vrai, absorbés par la préparation de leur vidé. Ceux qui allaient manifester et ceux qui venaient de le faire restaient globalement indifférents l’un à l’autre.

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters