Choukaj à Paris
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Choukaj à Paris

Martine Robert/Photos : Alfred Jocksan

Un choukaj organisé à Paris entre République et Nation, samedi, en début de soirée, a attiré quelque 150 personnes pour fêter l’abolition de l’esclavage, singulièrement en Guadeloupe (concordance de dates oblige).

Sur les robes noires ou blanches des participants, des hommages à Delgrès, à la mulâtresse Solitude et encore une inscription : Abolysion. Sur la coiffe de quelques-uns, un carton peint où figuraient deux poings enchaînés encadrant une lampe électrique allumée et surmontant l’inscription « Limiè pou les zansyen » (lumière pour les anciens).
Le plus spectaculaire était les fouets violemment claqués en tête de cortège, avant les drapeaux de l’association Choukaj mas Paris (animée par Jean-Yves Saint-Clair et Samuel Féréol), par de fougueux jeunes hommes sculptés comme des athlètes, qui imprimaient ainsi un rythme nerveux à la marche et aux chanteurs, rappelant la cadence donnée aux coupeurs de cannes et la menace du garde-chiourme qui pesait sur les ancêtres esclaves.
Lors d’un arrêt place Voltaire, deux policiers commentent: « Quand c’est festif comme ça, les gens aiment bien, ça ne les dérange pas. » Pas si festif, en tout cas au départ, puisque place de la République alors qu’y finissait une marche pour les sans-papiers organisée par le collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici », le dialogue entre Antillais et Africains est resté muet, malgré quelques pendentifs ou tee-shirts aux couleurs de l’Afrique arborés par des participants du choukaj. Ceux-là étaient, il est vrai, absorbés par la préparation de leur vidé. Ceux qui allaient manifester et ceux qui venaient de le faire restaient globalement indifférents l’un à l’autre.

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