Tour de Guyane 2025 : étapes, favoris, enjeux… l’analyse de nos spécialistes
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TOUR DE GUYANE 2025

Tour de Guyane 2025 : étapes, favoris, enjeux… l’analyse de nos spécialistes

Propos recueillis par Pierre Rossovich / Vidéo : K.Oday
Le 34ᵉ Tour de Guyane est lancé ! 9 jours, 1 296 km et des étapes spectaculaires… Retrouvez le guide complet dans votre France-Guyane
Le 34ᵉ Tour de Guyane est lancé ! 9 jours, 1 296 km et des étapes spectaculaires… Retrouvez le guide complet dans votre France-Guyane

Plongez au cœur de la course avec notre supplément spécial consacré au Tour 2025. Nos experts Minos et Alain Paulmin décryptent les enjeux de cette édition.

 

 

 

France-Guyane : Le Tour cycliste de Guyane revient du 16 au 24 août pour sa 34ᵉ édition, avec une arrivée sur la place des Palmistes. Minos, qu’est-ce que cela représente pour le public selon vous ?

Minos : C’est une très bonne chose. La place des Palmistes, c’est vaste, c’est en plein cœur de la capitale. Elle avait disparu du programme depuis un moment, donc y revenir, c’est fort. C’est un peu notre Champs-Élysées local, un lieu incontournable. Sur le circuit, c’est bien, mais moins festif.

France-Guyane : Alain Paulmin, vous qui suivez presque toutes les étapes sur la route avec la caravane, comment voyez-vous ce retour aux Palmistes ?

A.P. : C’est un retour aux sources. Ça faisait longtemps qu’on n’était plus là. Bien sûr, il y a des contraintes, notamment pour la sécurité et les signaleurs, mais c’est une belle manière d’ouvrir le Tour. L’arrivée en ligne directe, sans circuit urbain compliqué, est plus adaptée aujourd’hui avec le trafic.

France-Guyane : Cette année, neuf jours de course, 1 296 km et neuf équipes invitées. Comment expliquer l’attractivité du Tour ?

A.P. : C’est la fête du cyclisme. Nous devions avoir dix équipes, mais le Ghana a décliné. Avec la Guadeloupe de retour, on aura du spectacle. La rivalité Guyane–Guadeloupe est toujours forte, et ça amène de l’ambiance.

Minos : Oui, cette confrontation attire. Les Antillais viennent toujours pour gagner, et le public suit.

France-Guyane : Quelle est, selon vous, l’étape clef cette année ?

Minos : Pour moi, il ne faudra pas prendre de retard dès le départ. Le profil de la Guyane n’est pas celui des Antilles, mais il peut piéger. Ne pas endosser le maillot trop tôt non plus : tenir cinq ou six jours avec un maillot, c’est difficile pour nos équipes locales.

A.P. : Je pense à l’étape de Kourou à Saint-Laurent, avec la montée de Mana. C’est exigeant, surtout en fin de Tour, juste avant le contre-la-montre. L’enchaînement sera décisif.

France-Guyane : On attend une victoire guyanaise depuis 2014. Qu’est-ce qui manque aujourd’hui ?

A.P. : Une vraie sélection locale capable de protéger un leader pendant plusieurs jours. On a de bons coureurs, mais trop individualistes.

Minos : Oui, il manque cet état d’esprit collectif. Savoir se mettre au service d’un leader, comme ailleurs. Et puis il y a la réalité : beaucoup travaillent et ne peuvent pas s’entraîner comme des pros.

France-Guyane : Parmi les coureurs locaux, qui suivez-vous particulièrement ?

Minos : Nicolas Laloupe. Il partage sa saison entre basket et vélo. Il a beaucoup appris en Martinique et avec Mickaël Laurent. C’est un battant.

A.P. : J’ai un œil sur la nouvelle génération, des jeunes capables de viser des victoires d’étape.

France-Guyane : Qui sont les favoris cette année ?

A.P. : La Guadeloupe, très homogène. Et attention aux deux équipes invitées composées uniquement d’élites, dont le vainqueur sortant Emiliano Vila.

Minos : Oui, et il faudra surveiller aussi la Team Born'Heures. Nos coureurs devront être vigilants et faire preuve d’orgueil, surtout face aux Antilles.

France-Guyane : Qu’est-ce qui a permis au Tour de traverser le temps depuis près de 50 ans ?

A.P. : Sa visibilité régionale et internationale. Les Antilles nous suivent, les partenaires sont fidèles, et les images circulent dans le monde entier. C’est une vitrine pour la Guyane.

France-Guyane : Et l’enthousiasme du public, malgré l’absence de victoire locale depuis plus de dix ans ?

Minos : Il reste fort. Les routes sont pleines, mais la pratique du cyclisme d’élite recule. Il faudrait plus de motivation et d’investissement sur le long terme.

France-Guyane : Jean-Yves Thiver quitte la présidence de la ligue après ce Tour. Dans quel état d’esprit est-il ?

Minos : C’est un homme marqué par 25 ans de présidence. Il a des cicatrices, il a fait des erreurs, mais aussi beaucoup apporté.

A.P. : La relève devra être trouvée. La ligue a évolué, mais le travail se fait aussi dans les clubs.

France-Guyane : Vos plus beaux souvenirs du Tour ?

Minos : En 2008, Louis Teplier bat Marco Pont de quelques secondes au chrono. Et les rencontres avec le public, surtout à l’Ouest.

A.P : La victoire de Patrice Ringuet en 2008, dernière victoire guyanaise. Une place des Palmistes noire de monde. Et d’autres victoires marquantes comme celle de Ludovic Exfort en 2002.

France-Guyane : Un dernier mot ?

Minos : Restez connectés à France-Guyane. Le guide complet du Tour 2025 est dans notre édition de vendredi et sur franceguyane.fr, avec toutes les étapes, les équipes et les histoires.

A.P. : Et suivez-nous chaque jour sur la page Facebook de France-Guyane pour vivre le Tour de l’intérieur.

 

 

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