Sport Guyanais : gran penteng pou oun gran moun
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Sport Guyanais : gran penteng pou oun gran moun

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Des retrouvailles poignantes, des distinctions et des larmes devant une forte assistance, l’ASL le Sport Guyanais a fêté avec faste son 110 anniversaire.

Le tigre a pris de l’âge, mais tout ce qui avait encore de griffes étaient présents lundi soir dans les salons de l’Hôtel Mercure à Cayenne, pour honorer le 110è anniversaire du Sport Guyanais. Et il y avait des absents. Une soirée bien orchestrée avec des animations culturelles d’artistes, et qui a permis de revoir d’anciennes grandes figures de l’association, tant sur le plan sportif qu’administratif.

Toutes les sections de cette légende ont été passée en revue, sous l’égide du mémorial Eugène Rabord disparu l’an dernier.

Discours, distinctions et surtout la présence arrière générationnelle de sportifs, dont les parents aujourd’hui disparus, ont fait l’histoire du Sport Guyanais qui a connu 17 présidents en 110 ans, ce qui démontre une certaine stabilité.

Eliane Rabord, seule femme présidente, rappela quelques grands noms. Les institutionnels aussi avaient fait le déplacement. Les présidents de la CACL, celui de la CTG, ainsi que les deux députés, et le premier adjoint de la mairie de Cayenne.

Menée tambour battant par le duo Fabrice Graig et Athis Jaïr, la soirée s’est achevée par un grand cocktail dans les jardins de l’hôtel, où anecdotes et sourires furent de mise.

Le Sport Guyanais marche vers son second centenaire, et il lui faudra penser à ériger ses propres murs. Tant d’occasions n’ont pas été saisies, et les légendes même de 110 ans doivent aussi abriter l’avenir. Tig vié mé so grif pa vié ! Pour toujours rugir.

Lucie Anicette, 100 ans, la plus ancienne supportrice du doyen gaillarde comme « un pian »« était présente. • MINOS
De nombreuses distinctions • MINOS

BILLET : Dédé, pa pléré !

Dans la soirée du Sport Guyanais, il y eut beaucoup de moments d’émotions, mais celui qui souleva les applaudissements nourris, fut le rappel d’André Clotilde déjà honoré par son club, pour une nouvelle distinction. Ancien basketteur, cadre toujours actif dans les sections du club, il a retenu ses larmes lorsque la présidente de la ligue de Basket Rolande Darnal, lui annonça qu’il recevait la médaille d’or de la fédération. Discret mais passionné, celui que beaucoup appelle affectueusement «  Dédé » fut envahi par l’instant et accompagné de son épouse, il largua quelques anecdotes de son parcours. Non sans quelques trémolos. « Dédé pa pléré ». La reconnaissance pour un homme de l’ombre. Un autre nom fut souvent évoqué, celui de Louis Lafontaine absent, et qui n’aurait pas dépareillé au tableau ,pour un casting que l’on aurait appelé «  Dédé ké Loulou »"
Les institutionnels ont fait le déplacement • MINOS