Kévin Séraphin reste confiant en son avenir à Washington. (photo d'archives)
Dans un entretien accordé à nos confrères de lequipe.fr, le basketteur guyanais, qui évolue sous les couleurs des Wizards de Washington, affirme être confiant en l'avenir même s'il ne joue que très peu depuis le début de la saison.
Un match peut sembler long vu du banc de touche. Particulièrement quand, parfois, votre entraîneur vous oublie complètement et vous laisse végéter en survêtement pendant 48 minutes. Une mésaventure vécue à plusieurs reprises par Kévin Séraphin depuis le début de la saison NBA (championnat de basket-ball nord-américain). De fait, en dix-huit rencontres, le Guyanais n'a foulé les parquets que 3,9 minutes en moyenne. Décourageant, surtout après avoir décliné sa sélection en équipe de France pour l'Eurobasket (remporté par les Bleus) cet été afin de travailler individuellement. Néanmoins, comme il l'affirme à nos confrères de lequipe.fr, Kévin Séraphin ne se décourage pas.
« Ce n'est pas facile à vivre parce que j'aimerais passer plus de temps sur le terrain, assure le Français. Mais je garde confiance et je continue à travailler car je sais qu'on me donnera ma chance très bientôt. Je ne vais pas vous cacher que je ne m'attendais pas à me retrouver dans une situation comme celle-ci. » La principale difficulté rencontrée par Kévin Séraphin provient des performances réalisées par ses concurrents directs à son poste.
Le Polonais Marcin Gortat, recruté à l'intersaison, assume parfaitement son rôle de pivot titulaire. Tout comme le Brésilien Néné. Sans surprise. Mais c'est l'éclosion du jeune Jan Vesely qui porte préjudice à Kévin Séraphin. « Il a su saisir la chance qui lui a été donnée, commente-t-il. Mes concurrents à l'intérieur jouent bien en ce moment donc je dois redoubler d'effort afin de retrouver la confiance de l'entraîneur. »
Le Guyanais répète qu'il « assume complètement » son choix de ne pas participer à l'Euro. « Je suis très attaché au maillot bleu et j'ai du mal à comprendre la réaction de certaines personnes qui me disaient que je progresserais plus en allant jouer avec les Bleus qu'en restant m'entraîner à Washington, déclare-t-il. Je pense que cet argument ne tient pas la route. » Kévin Séraphin l'assure : il reste à la disposition du sélectionneur national. Toutefois, pour jouer en bleu, il va lui falloir passer un peu plus de temps sur les parquets américains et un peu moins sur le banc des remplaçants.
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