Open de Guyane : pari réussi pour le club de squash de Kourou
La compétition de squash, qui s'est terminé samedi à Kourou, a été l'occasion de rendre visible ce sport dont plusieurs des grands talents français sont Guyanais. Et redonner de l'élan au club kouroucien.
"Je suis impressionné", partage Olivier Fofana. A 66 ans, ce tennisman amateur assiste à son premier tournoi de squash, à l'Open de Guyane, à Kourou. Sous ses yeux, la Kouroucienne et numéro un française de squash, Mélissa Alves, dispute la finale du tournoi contre Léa Barbeau. Ce samedi, la 7e française perdra finalement zéro jeu à trois, au terme d'un match d'exhibition de très haut niveau.
Le squash français réuni à Kourou
La compétition, qui a commencé mardi 17 octobre, avait surtout pour objectif de se faire rencontrer squasheurs amateurs guyanais, petits et grands, avec la fine fleur du squash professionnel français.
"Avec Djaden Garcia, Erwan Poulain, Mélissa bien sûr... Le squash guyanais est très bien représenté en France", convient Edwin Clain, classé 9e français, venu disputer les deuxièmes Open de Guyane de sa carrière. "On est venus proposer des beaux matchs, adopter la meilleure attitude possible dans et en-dehors des courts pour donner la meilleure image du sport."
Au Tennis Squash Club de Kourou (TSCK), le club qui a vu grandir la championne Mélissa Alves, la popularité du squash était en berne depuis le départ pour l'Hexagone de l'entraîneur historique Christophe Carrouget.
Relancer le club
"Le plus gros pic d'adhérents quand j'y jouais, c'était 120 jeunes joueurs. Aujourd'hui on est à 20", s'attriste Mélissa Alves. Ce samedi pourtant, les gradins étaient remplis et certains jeunes joueurs de tennis scrutaient avec intérêt les courts de squash derrière les parois de plexiglas.
"Tu as envie de jouer ?", interroge la numéro un française envers un garçon de sept ans mi-intimidé, mi-curieux. Elle s'en va lui chercher une raquette pour qu'il puisse rejoindre un autre jeune de son âge en train de s'essayer à la discipline dans un court libre.
La fièvre des spectateurs depuis les gradins fait frissonner d'émotion Mathias Delibero, qui regarde tantôt les matchs d'élite, tantôt s'affaire à disposer des tables et s'assure que l'événement se déroule au mieux. Le jeune homme de 21 ans n'est autre que le prochain entraîneur de squash de l'école. "J'ai vraiment hâte de pouvoir relancer le club, les cours, les compétitions", s'impatiente le natif du Val d'Oise. "Ma meilleure amie est guyanaise, il me tardait de venir ici."
Un peu plus loin, Julian, onze ans, tend timidement son carnet à Mélissa Alves. "A Saint-Laurent, on fait du tennis et du squash avec des murs gonflables. Si on avait un court de squash en dur, on en ferait beaucoup plus c'est sûr", partage le jeune fan venu jusqu'à Kourou. Signe que l'envie de jouer est bien là, en Guyane. Après le succès de cette opération "séduction", la relève guyanaise est assurée.

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