Mehdy, ça fait du bien d'être de retour au
pays ?
Oui, ça fait vraiment plaisir de retrouver
mon pays. Je suis content de revoir mes amis, mes anciens camarades
d'entraînement.
Tu arrives après une très belle année
2010...
C'est vrai. L'année précédente, c'était ma
première année à Toulouse et j'étais souvent malade ou blessé à
cause du froid. En 2010, j'étais plus habitué et ça a été une belle
année, j'ai eu de belles sensations, surtout aux Jeux olympiques de
la Jeunesse.
Justement, pour les premiers JOJ, tu
décroches un titre olympique, ça doit être énorme comme sensation,
non ?
Oui, mais j'ai compris ça seulement avant
la finale du 100 m nage libre. Les jours précédents, il y avait 200
personnes dans les gradins, mais le jour de la finale du 100 m nage
libre, ils étaient au moins 600. Ce jour-là, juste avant la finale,
il y avait une grosse tension dans la chambre d'appel, comme si on
allait se faire la guerre. L'Australien avait le meilleur chrono,
mais tout le monde m'attendait car ils savaient que les Français
dominent le sprint. Ils me regardaient tous. Moi, je ne voulais pas
que ce soit un Australien ou un Chinois qui gagne, je voulais le
titre. L'Australien s'est posté devant moi et m'a regardé droit
dans les yeux. Je me suis dit : « Il est fou celui-là, qu'est-ce
qu'il me veut ? » Je ne vais pas mentir, on a failli se
battre.
C'était le premier titre olympique de la
jeunesse sur l'épreuve...
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