« Je devais venir remercier tout un peuple »
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
Teddy Riner, quintuple médaillé olympique

« Je devais venir remercier tout un peuple »

Propos recueillis parRomain MATTIO r.mattio@agmedias.fr
Teddy Riner lors de son arrivée au MACTe.
Teddy Riner lors de son arrivée au MACTe. • DR

Dans le cadre de son retour express en Guadeloupe, Teddy Riner a accordé 10 minutes à la presse avant de se lancer dans un bain de foule à l'aéroport. C'est tout sourire, avec ses deux médailles d'or fraichement acquises lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 qu'il s'est présenté face aux médias hier à Pôle Caraïbes.

Pourquoi cet aller-retour bref, pourquoi ne pas avoir attendu la fin des Jeux olympiques ?

Quand on est champion olympique, il y a beaucoup de sollicitation, il y a différentes demandes qui arrivent à droite et à gauche tous les jours. C'était important pour moi de remercier les gens qui m'ont vu grandir, de remercier tout un peuple, de ne pas oublier d'où je viens, je suis né ici. J'ai réussi à trouver un créneau, tant mieux, même si c'est pour revenir et repartir, je le fais sans hésiter.

A quoi vous attendez-vous à la sortie de l'aéroport ?

Je sais que ça va être différent de d'habitude. J'ai envie de prendre du plaisir, de profiter du moment. De toute façon, quoi qu'il arrive je suis heureux d'être venu, même si ce n'est que pour quelques heures, d'avoir touché mon sol, je suis content.

C'était important pour vous de revenir tout de suite ?

C'était plus qu'important, c'était une obligation pour moi de revenir.

Vous avez fait rayonner la Guadeloupe à l'échelle mondiale, vous rendez-vous compte de cela ?

Nous sommes un petit archipel certes, mais nous sommes grands, car nous avons gagné beaucoup de médailles dans pleins de sports. Quand on me demande à l'international des explications, je n'ai pas d'explications à donner mis à part que « nou ni ras ». Voila à part ça, je ne sais ce que je peux dire, il n'y a pas d'explication, nous aimons le sport et nous sommes des battants.

Le dernier combat par équipe contre le Japon avant la médaille d'or était dur, comment vous l'avez vécu ?

Non, il n'y pas de combat dur ou de combat moins dur, tout est dur. C'est comme dans la vie, il n'y a pas que dans le sport, tout est dur. Aux Jeux olympiques, tout le monde a faim, tout le monde a les dents longues et veut la plus belle des médailles. J'ai eu trois ans pour bien préparer ces J.O, c'est beaucoup de sacrifice, c'est pour ça que je remercie mon cocon famillial. Je me suis bien préparé, je suis allé chercher les meilleurs combattants partout dans le monde pour arriver prêt à ce rouleau compresseur que sont les J.O.

Vous réalisez le chemin que vous avez parcouru jusqu'ici ?

Je le réalise tous les jours un petit peu plus. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, j'ai 35 ans et j'ai envie de plus profiter. Parce qu'avant je faisais des coupures moins longues, mais là, j'ai envie de rester sur mon petit nuage un peu plus longtemps parce que la vie va très vite.

Le colosse habissois salut la foule impréssionnante présente à l'aéroport pour fêter son champion.
Le colosse habissois salut la foule impréssionnante présente à l'aéroport pour fêter son champion. • Romain MATTIO
Teddy Riner devant la presse à la sortie de son avion.
Teddy Riner devant la presse à la sortie de son avion. • Romain MATTIO

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger