Frédéric Lubach, la surprise du chef
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Frédéric Lubach, la surprise du chef

Renaud CANUT
Ils ont tous tenté dimanche, Laurent Mickaël, Patrice De Nays Candau et les autres, de reprendre la tunique à Lubach. En vain / photos (Jody Amiet)
Ils ont tous tenté dimanche, Laurent Mickaël, Patrice De Nays Candau et les autres, de reprendre la tunique à Lubach. En vain / photos (Jody Amiet)

Hier après-midi, le sociétaire de l'Olympique cycliste Val d'Oise a franchi la ligne d'arrivée en patron, et en jaune. Il a résisté aux attaques qui ont été nombreuses en ce dernier jour de course.

Une récompense un peu inespérée pour cette formation qui participait à son troisième Tour de Guyane. Une récompense acquise au bout de neuf jours de compétition, âpre et plutôt relevée.
Depuis Saint-Laurent, le Guyanais Patrice De Nays Candau avait endossé le maillot jaune, créant du coup beaucoup d'envieux dans le peloton. Forcément, Frédéric Lubach qui avait perdu la tunique de leader sur l'étape arrivant à Saint-Laurent figurait parmi les prétendants. De retour à Cayenne, il n'était qu'à 4 secondes du Guyanais qui savait sa suprématie menacée surtout à l'occasion du contre-la-montre de samedi. Mais tout le monde attendait Christophe Bétard, présenté comme le futur gagnant du Tour. Mais c'est Frédéric Lubach qui endossait le jaune samedi à Matoury. Et là encore, une poignée de secondes le séparaient de ses principaux poursuivants.
Avant le départ hier, cinq coureurs pouvaient encore le déshabiller : Tobias Barkschat, deuxième à 6 secondes, Christophe Bétard, troisième à 11 secondes, Cédric Eustache et Michaël Laurent de la Martinique, respectivement à 17 et 47 secondes et dans une certaine mesure, Patrice De Nays Candau, du VCG à 59 secondes. Beaucoup ont parié sur un bouleversement du classement général à l'arrivée aux Palmistes. Il n'en fut rien. Tout au long de ce circuit dans Cayenne, la formation du Val d'Oise a continué sa partie d'échec, avançant sans trembler ses pions sur l'échiquier avec la ferme intention de protéger son roi. Et lorsque quelques « fous » ou « cavaliers » courageux et intrépides de la trempe de De Nays Candau, Mickaël Laurent ou Hervé Arcade ont tenté de le « mater » à 30 kilomètres de l'arrivée, l'équipe du Val d'Oise a roulé pour combler l'écart. Frédéric Lubach, en personne, est allé les chercher, imposant un sprint massif à l'arrivée. Et comme à Sinnamary, il y a trois jours,