L'Us Sinnamary conserve son titre de champion antillo-guyanais (Minos)
L'Us Sinnamary conserve son titre de champion Antilles-Guyane au terme d'une finale remportée 37-34 face à la MJC des Abymes. Les Sinnamariennes ont dû batailler pour y arriver.
Les tambours, depuis trois soirs, sonnaient, et dimanche ce fut un roulement comme pour annoncer la venue de la garde républicaine vêtue de rouge, de retour d'une âpre bataille antillaise.
L'US Sinnamary, pour la quinzième fois, était de nouveau reine des Antilles-Guyane. Menées par les Guadeloupéennes, les Sinnamariennes ont su trouver l'énergie et la volonté pour revenir dans le dernier quart-temps et finalement l'emporter grâce aux lancers francs de Ventura.
UNE FINALE SANS SAVEUR
Cette finale ne restera pas dans les annales, comme l'ensemble du tournoi féminin. Le score est indicateur et ressemble à un match de minimes. Jamais, dans cette compétition, une équipe n'a atteint le score de 50 points. On ne fera pas la fine bouche, et la joie de Sinnamary était réjouissante, car elle fut l'apothéose d'une grosse envie et d'une fierté que les joueuses ont toujours véhiculé.
Fanm mo Koté, yé toujou jolotte et surtout permet à la Guyane de rester la référence dans ce domaine, même si l'écart rétrécit d'année en année.
On s'est aperçu aussi du manque de forte opposition locale, préjudiciable au basket féminin. Mais c'est un autre débat, car sur le parquet du Progt, les supporteurs et tambouyens entonnaient à tue-tête « fanm mo koté » fanm fô, fanm dibout, même lorsque les bourrasques cycloniques de la MJC des Abymes se sont mises à souffler le doute dans les rangs sinnamariens.
Le palais de Matoury était rouge de joie, dans une communion populaire, avec la meilleure ambassadrice du basket féminin local. Alors, dans ces circonstances, on pourra tout évoquer. Mais l'histoire écrira que la MJC des Abymes a de nouveau pleuré. Gwo dlo, au point que l'on pouvait compatir à cette détresse sportive. Les Guadeloupéennes n'y arrivent pas, et ne sont pas passées loin de leur rêve, toujours ce barrage de Petit Saut sur lequel elles butent. La Guadeloupe ne fera pas le doublé après le succès de l'EDO en masculins. Fanm mo koté sont passées par là, sauvant la fierté régionale. Car un peu plus tard, le Cygne, malgré les tambours et le refrain à la mode, n'est pas parvenu à prendre son envol. Du côté de la mangrove de Sinnamary, celui des Ibis rouges, espèce protégée, était simplement majestueux. Fanm Mo Koté.
(Minos)
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