Stéphane Bras : « La frontière est mince entre ce qu’il se passe sur le littoral et l’orpaillage illégal »
En poste au commandement de la gendarmerie de Guyane depuis août 2019, le général Stéphane Bras quitte la Guyane ce lundi (1er aout). Il rejoint la direction générale de la gendarmerie nationale au poste d’adjoint au directeur des opérations et de l’emploi. Il nous livre le bilan de ses trois années intenses passées sur le territoire.
Il faut partir du constat que l’on est quand même bien armé, et
bien dimensionné pour effectuer du bon travail. L’existant, à
l’heure actuelle, ne nous met pas en difficulté pour accomplir nos
missions. Évidemment, avec plus d’effectifs et de matériel on
pourrait encore gagner en efficacité.
Après, dans l’avenir, il faudra sans doute, si on veut accroitre
notre présence sur certains endroits, repenser la répartition et le
volume des effectifs. La démographie guyanaise évolue très vite. On
doit avoir le souci d’accompagner cette évolution qui génère de
l’activité normale… mais aussi criminelle.
L’action de la gendarmerie se décline selon deux angles
d’attaque particuliers. Un premier grand pilier est celui de la
lutte contre toutes les formes de trafic sur le littoral. Le niveau
est important que ce soit en volume ou en intensité. Le deuxième
aspect typique concerne tout ce qu’il se passe en forêt, et
notamment la lutte contre l’orpaillage illégal.
Enfin, il ne faut pas oublier la sécurisation du CSG. C’est
évidemment pour nous un impératif stratégique.
Non, je ne crois pas. Et la preuve en est que les résultats
enregistrés depuis 2021 sont très positifs. D’une part, le nombre
de sites illégaux a diminué (de 500 en 2021, à 400 environ
aujourd’hui). Dans le même temps, le nombre d’orpailleurs illégaux
interpellés, condamnés et écroués a considérablement augmenté.
Aujourd’hui, quand on part sur le terrain, on constate que les
grands villages d’orpailleurs...

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