Sablance : une construction illégale détruite
Ce lundi, la mairie de Macouria et la préfecture de Guyane ont procédé à la démolition d'une construction illégale, à Sablance ( Macouria).
C'est en présence des représentants de l’État, des forces de l’ordre, des pompiers et d'autres professionnels du BTP qu'a été menée la « destruction d’une construction illégale au PK 16 de la RN1, au lieu-dit Sablance ». Une opération ordonnée par la préfecture et la commune de Macouria, qui ont agi en application de la loi Élan de 2018. Cette dernière permet à l’État de prendre les mesures nécessaires de démolition qui s'imposent, si le responsable de la construction ne procède pas lui-même à la démolition du bâti.
Une construction sans autorisation sur un terrain de l’État
« Le propriétaire de cette habitation avait déjà été mis en demeure depuis un certain temps d'arrêter les travaux, mais il a préféré continuer. L'État a donc été jusqu'au bout de son action », explique Sandrine Payet, cinquième adjointe au maire en charge de l'urbanisme, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux de la municipalité. En octobre 2023, la commune avait émis une injonction d'arrêt des travaux pour cette bâtisse édifiée sans les autorisations requises, sur un terrain appartenant à l'État.
« Les responsables de cette construction ayant persisté dans l’édification de six grands logements de type T3 encore inoccupés, en février 2024, le Préfet a pris un arrêté de démolition de cet habitat illégal », argumente Jérôme Millet, Sous-préfet et directeur du cabinet du Préfet de Guyane.
C’est donc à coup d'engins de chantier que la maison a été détruite ce lundi.
Un développement urbain harmonieux
Toujours dans ce message publié sur ses réseaux, la municipalité de Macouria indique qu’elle « a franchi une étape significative en lançant une procédure de démolition visant une construction illégale ». « Cette action envoie un message fort aux contrevenants potentiels et à ceux qui cherchent à contourner les règles établies. Elle témoigne de la volonté inébranlable des autorités locales et nationales de faire respecter la loi et de garantir un développement urbain harmonieux et durable », souligne-t-elle.
De son côté, la préfecture de Guyane assure que « prévenir et lutter contre les constructions illégales demeure une priorité de l’État ». Cette dernière affirme même que « d'autres interventions de ce type seront menées en lien avec les collectivités territoriales ».

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