Mise à l'écart, détresse, violence : cocktail explosif à la mairie de Cayenne
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Malaise au travail

Mise à l'écart, détresse, violence : cocktail explosif à la mairie de Cayenne

Gérôme GUITTEAU ; g.guitteau@agmedias.fr
Des affiches revendicatrices lors de la grève à la mairie de Cayenne début septembre.
Des affiches revendicatrices lors de la grève à la mairie de Cayenne début septembre. • MO

Alors qu'une grève au nom de la souffrance au travail a secoué la mairie de Cayenne au début du mois, France-Guyane a décidé de revenir sur un cas qui a défrayé la chronique autour du 10 août. Un cas symptomatique d'une détresse quotidienne qui face à des murs administratifs et/ou hiérarchiques se termine dans un excès de violence.

Il est 11h52, le 10 août, Jean-Philippe Dolor, directeur de cabinet de la mairie de Cayenne depuis mars 2018 est au téléphone. Natacha Karam, attachée territoriale, donc cadre A du service juridique, pénètre dans son bureau.

Elle a accédé au bureau de son supérieur en se glissant derrière un employé. De suite, les insultes pleuvent, le bureau est renversé et saccagé. Puis à partir de là, les versions recueillies divergent.
 
Jean-Philippe Dolor dans sa plainte déposée 1h30 après les faits auprès du commissariat de Cayenne assure avoir été frappé. “Elle m'a frappé à la tête à plusieurs reprises. […] Donc au sol, elle est venu[e] sur moi pour me frapper à l'aide de ses mains sur la tête.”
Je ne l'ai jamais frappé”, assure pour sa part Natacha Karam.
Le lendemain de cette altercation, Sandra Trochimara, madame le maire de Cayenne signe un arrêté de suspension de quatre mois pour faute grave...

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