Les noms des anciens esclaves sortent des registres
Emmanuel Gordien, président du comité Marche du 23 mai 1998 (CM98), a donné une conférence, la semaine dernière en Guadeloupe, sur le patronyme des esclaves pour permettre aux descendants de connaître leur généalogie et se réconcilier avec eux-mêmes.
Son objectif, affiche-t-il clairement, est d'avoir une base de données de l'identité de tous les esclaves affranchis après 1848 pour les quatre anciennes colonies - Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion. "Une commission d'abolition de l'esclavage, présidée par Victor Schoelcher, sous le gouvernement provisoire de la 2e République, dont le ministre de la marine et des colonies est François Arago, règle, le 4 mars 1848, la question de l'abolition. Lors d'une session, le 13 mars, elle décide de donner des noms aux esclaves affranchis", annonce Emmanuel Gordien, devant une salle comble et tout ouïe car concerné pour la plupart. "Il fallait faire vite et leur attribuer un nom dans les deux mois". À la veille du décret de l'abolition de l'esclavage, 27 avril 1848, les colonies - Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion - compte près de 200 000 esclaves affranchis dont 70 000 en Guyane (1). Comment leur donner un nom ? Sur quelle base ?

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