Les contrôles mobiles « beaucoup plus intéressants » que le contrôle fixe à Régina
Le poste de contrôle routier (PCR) de Régina n’existe plus depuis le début des grandes vacances. Il a été démantelé après 16 ans d’existence, et est désormais remplacé par des contrôles de gendarmerie réalisés au hasard.
La disparition du PCR de Régina ne laisse pas la place au vide dans l’Est : il est remplacé par un système de contrôles mobiles, réalisés par les gendarmes sur la route nationale 2. Ce nouveau mode opératoire vise à surprendre les délinquants, en les empêchant d’anticiper le lieu et les modalités des contrôles.
Le général Jean-Christophe Sintive, interrogé sur l’opportunité d’un tel changement, évoque une "perte d’efficacité du contrôle à Régina" au cours du temps. Il précise que "maintenant, on contrôle beaucoup plus de monde, et il y a plus de personnes contrôlées qui ont des choses à se reprocher".
Le retour d’un poste de contrôle fixe dans l’Est n’est pas envisagé pour le moment par le militaire, ce qui peut représenter une source de joie pour les riverains qui subissaient par moment des contrôles quotidiens.
Le gradé de la gendarmerie justifie le manque d’efficacité du contrôle fixe en expliquant qu’il y avait une trop grande prévisibilité de ces contrôles pour les délinquants sur les anciens postes de Régina et d’Iracoubo. Le PCR Margot - il remplace l’ancien PCR d’Iracoubo depuis novembre 2022-, du côté de Saint-Laurent, est aussi "extrêmement efficace".
L’idée derrière les dispositifs de contrôle routiers est d’"ennuyer le délinquant". Les deux nouveaux modules de contrôle sont présentés comme efficaces, même si les habitants de la crique Margot avaient présenté fin 2022 leur colère, face à un dispositif qui fait croître l’insécurité et les désagréments quotidiens.

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