Rémi s’est retrouvé, en Hexagone, confronté à la discrimination. Il décrit un racisme sous-jacent, pernicieux, de la part de son voisin, de sa boulangère, mais aussi au travail, au sein même de la police.
Il a 30 ans et vient de Basse-Terre en Guadeloupe. Pour son plus grand malheur, il a réussi le concours des gardiens de la paix. Rencontre avec un fonctionnaire qui tient à mettre en garde la jeunesse antillaise face au miroir aux alouettes que peut constituer la vie dans l’Hexagone.
Il a été scolarisé à Rivière des Pères à Basse-Terre en
Guadeloupe, a passé le bac avec mention et s’est arrêté après sa
deuxième année d’anglais à l'université de Fouillole pour
travailler, mais l’emploi n’était pas forcément au rendez-vous.
Alors que son projet était d'aller dans le privé, sa mère,
fonctionnaire comme pas mal de membres de sa famille, l’oriente
vers le concours de la fonction publique. Le temps de le passer, il
se fait recruter comme adjoint de sécurité à Pointe-à-Pitre où il
travaille sous l’autorité des officiers du commissariat de
Pointe-à-Pitre. Le temps d’avoir le concours…
« ADS, témoigne-t-il, c’est un contrat de six ans et, à ce titre,
un emploi précaire. Au-delà de cette période, c’est bye-bye ! On
est reversé dans le monde civil. » Rémi (1) est plutôt doué et, du
premier coup, réussit le concours de gardien de la paix en externe.
« Je ne suis resté ADS qu’un an. J'étais alors dans l’euphorie de
la réussite....
Édition spéciale : Rétro 2025
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