Larivot : l'accès au bâtiment du SDIS de plus en plus compliqué
Au lieu-dit du Larivot, à Matoury, le bâtiment du SDIS qui abrite le centre de traitement des alertes et plusieurs services de direction est entouré par les eaux. Une situation qui perdure depuis des années, au grand dam du personnel.
« Depuis 3 ans, l’eau est à un niveau hors-norme. » déplore la capitaine Baboul, représentant UTG du personnel. Au bas mot les dégâts causés par ces épisodes de montées des eaux sont surtout matériels. Les dernières fortes pluies ont en partie détérioré le service de formation et des archives. Plus globalement, dans un bâtiment ancien qui abrite plusieurs services de direction et le centre de traitement des alertes (CTA), c’est le moral des agents qui est mis à rude épreuve.
« Ça a un impact et une incidence grave sur le bâtiment. » poursuit le capitaine Baboul, s’en référant aux dommages causés pour le CTA, qui réceptionne, traite et éventuellement réoriente des appels destinés à demander des secours. « Ça bug, ça disjoncte, des fois on a des blackouts et le 18 ne peut pas répondre. La solution de repli qu’on avait sur la caserne de Remire-Montjoly a été complètement changée par un responsable. » liste le représentant UTG.
« Il y a deux ans ils ont revu leurs copies en faisant surélever les coffrets d’EDF. C’est maintenant plus sécurisé et on n’a plus de coupures dues à l’eau. » tempère un opérateur du Centre de traitement des appels, toutefois agacé par les « contraintes » causées par le mauvais écoulement de l’eau. « On est obligé d’immobilisé un engin destiné aux interventions pour simplement faire du transport de personne, c’est un petit peu dommage. », surenchérit le capitaine Baboul.
Comme annoncé plus tôt, le président de la CTG Gabriel Serville, qui est aussi président du conseil d’administration du SDIS, s’est rendu sur place avec un représentant de la CACL et 2 ingénieurs. Plusieurs solutions, à court et moyen terme, ont été présentées aux agents. En premier lieu, fouiller la chaussée au niveau du carrefour pour que l’eau se déverse. Dans un second temps, moyennant un coût des travaux estimés entre 3 et 4 millions d’euros, la construction d’un canal pour que le goulot d’étranglement créé par des déchets au niveau du pont de la scierie ne retienne plus l’eau.
« Faire un repli, ça coûterait trop cher au contribuable. Un projet de CTA était prévu à Remire-Montjoly mais c’est impossible de tenir dans la caserne, ça créerait des désordres pour le côté opérationnel. » tranche le colonel Lama, qui s’apprête à prendre le commandement - par intérim - du SDIS 973 suite au départ du colonel Frédéric Robert vers la Haute-Loire.

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