La crise sanitaire a changé durablement l'économie informelle
"Les travailleurs de l'économie informelle sont ceux qui ont le plus souffert de la situation. Ils ont vu leur revenu, accuser une baisse significative allant jusqu'à 80 % en moyenne", nous dit Gaëlle Lebeau de l'Université de Guyane, dans son étude sur les impacts du Covid-19 dans l'économie guyanaise.
L'absence d'une armature commerciale officielle suffisamment développée dans les zones transfrontalières fait émerger le travail informel qui répond aux besoins exprimés de la population.
Les contraintes d'installation des entreprises privées et publiques en Guyane, soumises à des conditions spécifiques ainsi que l'impact effectif des politiques publiques sur ces dernières expliquent qu'il est bien plus facile par moment d'exercer dans l'informalité que l'inverse.
Iracoubo la vraie frontière
La réelle frontière entre le Suriname et la Guyane française se trouvait, durant la période de crise sanitaire, à Iracoubo. Les espaces frontaliers sont difficilement contrôlables tant au niveau des flux de personnes que des flux commerciaux. Les traversées sont d'ailleurs nombreuses et visibles. Une fois cette information donnée, il est facile de comprendre la tolérance et le « laxisme » envers l'économie informelle.
Ce n'est pas un manque de volonté mais un essoufflement et un manque de moyens, qui mène à cette situation.
La Gendarmerie et la Police Aux Frontières se concentrent, avec les moyens qui leur sont attribués, sur les activités illicites et dangereuses en limitant les procédures longues et coûteuses qui n'aboutissent pas à une meilleure gestion des frontières plutôt que de s'attarder sur les activités...

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