Déchets en masse à Matoury et Macouria : les images qui interpellent
La CACL avait prévenu d'un retard dans la collecte des déchets.
La montagne de déchets est impressionnante. L'image est issue d'une vidéo d'un riverain du quartier Saint-Pierre de Matoury, à Cogneau-Lamirande. "Que fait le président de la CACL ? Il nous a oubliés ?", se demande le vidéaste amateur.
Pour le coup, la CACL avait prévenu d'un retard dans le ramassage des déchets à Montsinéry, Macouria et Matoury nord (à partir du Progt). L'agglomération avait demandé de la patience et avait renvoyé les habitants vers les deux déchetteries de la CACL à Cayenne et Rémire.
L'information n'est pas passée à la vue des nombreuses vidéos prises à Macouria et Matoury.
Ce matin, les agents de la CACL sont sur le pied de guerre dans le quartier Saint-Pierre. Quatre camions sont présents pour essayer d'endiguer le tas de quatre jours de collecte ratés. "C'est un point hors cadre difficile dans un quartier informel. Il faudrait presque passer tous les jours. Ce n'est pas possible", constate Mylène Mazia, directrice de cabinet de la CACL.
À Macouria, le problème serait de l'ordre de l'incivilité. " À Sainte-Agathe, on se trouve dans une zone urbanisée. Les petits abris, créés par les sociétés immobilières pour mettre les bacs de collecte, sont submergés par des encombrants comme de la ferraille, à tel point que ces bacs ne sont pas accessibles aux opérateurs," décrit la directrice de cabinet.
"On discute de ça avec les bailleurs, on ramasse et les gens reviennent jeter n'importe quand, n'importe comment et n'importe quoi. C'est de l'incivilité", s'insurge-t-elle.
D'après différentes sources, certains artisans de la zone viennent aussi dépoter leurs encombrants à Soula et dans le bourg de Tonate.
La mairie de Matoury a réagi à notre article par voie de communiqué : "une situation critique a poussé la mairie de Matoury à agir, jeudi 26 juin, sur un terrain privé du quartier Saint-Pierre, laissé à l’abandon et devenu un foyer d’insalubrité majeur, commente Serge Smock, maire de la ville. En cause : une accumulation alarmante de déchets, l’occupation illégale du site, l’impraticabilité des voies d’accès, ainsi que des bennes à ordures systématiquement détériorées ou incendiées, empêchant tout service de collecte régulier."
La mairie rappelle que ces opérations exceptionnelles, sur terrain privé, sont financées sur fonds publics, donc par l’argent du contribuable. Une réponse d’urgence qui ne saurait se substituer durablement, insiste la municipalité, " à l’irresponsabilité privée ".

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