Jean-Clair Todibo s'excuse pour son « rire nerveux » lors de la minute de silence avant le match Pays-Bas/France
La Fédération française de football a demandé au footballeur de s’expliquer sur son comportement alors que le stade observait une minute de silence en hommage aux victimes du conflit entre le Hamas et Israël ainsi que de l’attentat commis à Arras, dans le Pas-de-Calais.
Il était sommé de s’expliquer après avoir été filmé, rigolant, pendant la minute de silence en hommage aux victimes du conflit entre le Hamas et Israël et de l’attentat commis à Arras (Pas-de-Calais), avant le match de football entre l’équipe de France et les Pays-Bas, vendredi soir. Jean-Clair Todibo, défenseur des Bleus, a présenté ses excuses, lundi 16 octobre. Il aurait été pris d’un « rire nerveux ». « J’ai tenu à m’exprimer aujourd’hui par rapport à l’ampleur que prend la situation, et à l’interprétation de la situation qui est assez folle », a détaillé le jeune Guyanais de 23 ans, en préambule de la conférence de presse avant le match amical organisé contre l’Ecosse, mardi à Lille.
« En aucun cas je ne me suis moqué de la situation actuelle. Le contexte était particulier, on était au milieu des supporteurs adverses qui avaient fait certaines blagues, et j’ai eu ce rire nerveux qui est sorti, a développé le joueur de l’OGC Nice. Je tenais à m’excuser auprès de toutes les personnes que j’ai pu offenser, c’est la moindre des choses. Qu’il n’y ait pas de méprise là-dessus. »
« Ça reflète une image qui n’est pas la mienne »
« Je suis touché parce que ça entache l’éducation que ma mère m’a donnée, a-t-il ajouté. Certains ont dit que j’avais rigolé pendant cette minute de silence parce que je me moquais de la mort d’un professeur [Dominique Bernard, tué à Arras]. Il faut savoir que ma mère travaille dans l’éducation nationale depuis vingt ans et j’ai énormément de respect pour ces gens-là. (…) Cela m’embête parce que ça reflète une image qui n’est pas la mienne. »
Avant les excuses du joueur, le conseil national de l’éthique de la Fédération française de football lui avait envoyé un courrier pour lui enjoindre de s’expliquer, se réservant le droit de saisir la commission de discipline.
Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, qui est apparu en conférence de presse après Jean-Clair Todibo, a de son côté estimé que ce n’était « pas une attitude à avoir dans ces moments-là ». « C’était son souhait de pouvoir s’exprimer, ça a pris des ampleurs importantes, donc bien évidemment qu’il est touché, a-t-il insisté. Ce n’est pas la meilleure des situations mais il reste à disposition pour le match de demain. »

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