Jean-Christophe Lafontaine : un neurologue résolu à atteindre l’excellence
Il est en Guyane du 21 au 28 mars dans le cadre d’un séminaire dédié à la création du CHU, organisé par la CTG.
Enfant, il s’amusait avec des stéthoscopes chez le pédiatre. Ado, il tentait de soigner ses amis blessés. Aujourd’hui, le médecin, c’est lui. Une vocation qui s’est manifestée durant sa tendre enfance.
Né à Cayenne en 1994, Jean-Christophe grandit entre le chef-lieu et Rémire-Montjoly. Élève brillant depuis toujours, il obtient son baccalauréat avec mention très bien à l’Externat Saint-Joseph de Cluny. Une mention qui lui vaut le deuxième prix du concours d’excellence régional pour la session 2011-2012.
À 17 ans, il s’envole vers Poitiers pour étudier la médecine. Dès la première année, le jeune Guyanais doit relever plusieurs défis.
« À cet âge-là, on pense qu’on est prêts émotionnellement à vivre loin de chez soi, mais on ne l’est pas du tout », confie-t-il. « C’est un moment où on perd ses repères et sa confiance en soi car on est confronté à d’autres étudiants qui ont un très bon niveau, mais à l’examen, il n’y a pas de mention qui indique que nos parents nous manquent. »
Soleil, nature, famille, gastronomie… Sa terre natale lui manque quotidiennement.
Mais comme dans tous les domaines, Jean-Christophe est un battant qui vise l’excellence à chaque instant. « J’essaie toujours d’être au maximum de mes capacités : émotionnellement avec mes proches, dans le sport et surtout dans le travail. »
En 2022, il soutient sa thèse en neurologie. Choisir cette spécialité a été une « évidence ». « Le cerveau est fascinant, personne ne sait comment cela fonctionne, j’aime aussi la recherche et le côté très humain que l’on retrouve dans la neurologie », explique-t-il.
Interne au CHU de Lille depuis 2019, il devient chef de clinique universitaire-assistant hospitalier en 2023, un poste qui inclut des responsabilités pédagogiques et d'enseignement.
La même année, l’association CASODOM lui décerne le prix Talent d’Outre-mer.
De retour au péyi pour toute cette semaine, Dr Lafontaine ira à la rencontre des jeunes étudiants du littoral mais aussi de l’intérieur, comme à Apatou, Grand-Santi ou Mana.
« Ces communes font partie du territoire mais sont souvent délaissées dans l’espace public… Y aller me tient à cœur car c’est en suscitant des vocations chez les jeunes, qui seront les médecins de demain, qu’on arrivera à créer un nivellement par le haut. »
Si la Guyane lui manque quotidiennement, le neurologue souhaite se former davantage avant d’envisager un retour définitif sur sa terre natale. « J’aimerais participer à la mise en place d’un certain nombre de choses dans la neurologie inflammatoire, notamment en ce qui concerne les maladies qui touchent prioritairement nos peuples. »

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