Histoires croisées et rude négociation : les “jobeurs” des cimetières de Guyane sont de retour
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Histoires croisées et rude négociation : les “jobeurs” des cimetières de Guyane sont de retour

Gaetan Tringham
A 45 ans, Pierre ("Papouche") est un des "anciens" jobeurs de Cayenne
A 45 ans, Pierre ("Papouche") est un des "anciens" jobeurs de Cayenne • GT

 Avant la fête des morts, les Guyanais s’activent aux cimetières pour réparer, nettoyer et décorer les tombeaux familiaux. Et comme chaque année, de nombreuses personnes proposent leurs services pour effectuer ces tâches, dans le but de se faire un petit salaire. Entre coups de pelle et de pinceau, la concurrence est parfois rude entre les jobeurs. Reportage à Cayenne.

 Même si votre tentative d’approche est discrète vous n’y échapperez pas. Il suffit de passer à pied devant le cimetière pour se faire interpeller. “Vous n’avez pas un job pour moi monsieur”, s’interroge Fanfan. Accompagné de son collègue, les deux compères ont déjà remis à neuf deux tombes cette année. “C’est pas beaucoup”, déplorent-ils tout de même. “On en a fini un hier mais là, depuis le début de la journée on demande à plein de gens mais ça ne marche pas”, continue Fanfan. Les deux n’ont pas plus de 18 ans.

Le seuil de l’entrée enfin dépassé, les curieux se font à nouveau accoster par de nouveaux jobeurs. Comme Fanfan et son compagnon, beaucoup d’entre eux sont très jeunes. Avec sa canette de bière posée non loin, Pierre ou plutôt “Papouche”,