« J'ai été tué professionnellement, détruit
psychologiquement [...] Je ne peux plus supporter qu'on me laisse
crever lentement sans même avoir pris la peine d'écouter mes appels
au secours ni de m'expliquer pourquoi. » Thierry Hainaut, salarié
de la Caisse primaire d'assurance-maladie de Béziers s'est donné la
mort dans son bureau fin février. Les doigts de Chantal (1)
parcourent les mots sur son écran d'ordinateur. « J'ai eu des
frissons en lisant ça la première fois » , explique-t-elle,
retranchée dans son appartement cayennais, aménagé comme un havre
de paix autour de ses enfants et son mari. La souffrance au
travail, elle dit en être victime. La médecine du travail a
confirmé ce verdict, la plaçant depuis plusieurs...
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