Fin de vie : les évêques des Antilles-Guyane alertent les parlementaires sur les risques du projet de loi
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Fin de vie : les évêques des Antilles-Guyane alertent les parlementaires sur les risques du projet de loi

Rédaction web - GG
Pour les évêques antillo-guyanais, l'introduction dans la loi d'une aide active à mourir, même strictement encadrée, ferait peser un risque majeur sur les personnes les plus vulnérables.
Pour les évêques antillo-guyanais, l'introduction dans la loi d'une aide active à mourir, même strictement encadrée, ferait peser un risque majeur sur les personnes les plus vulnérables. • SHUTTERSTOCK - COPYRIGHT (C) 2024 THALESANTONIO/SHUTTERSTOCK. NO USE WITHOUT PERMISSION.

Alors que le Parlement examine une proposition de loi sur la fin de vie, les évêques des Antilles-Guyane ont adressé un message aux députés et sénateurs de leurs territoires. Ils expriment leur opposition à toute légalisation de l'aide active à mourir et plaident pour un renforcement des soins palliatifs et de l'accompagnement des plus vulnérables.

Dans leur courrier adressé aux parlementaires antillais et guyanais, les évêques David Macaire (Martinique), Philippe Guiougou (Guadeloupe) et Alain Ransay (Guyane) affirment leur " total alignement " avec la tribune publiée par les évêques de France le 15 janvier 2026, intitulée " On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort ". Une référence assumée, qui inscrit leur démarche dans un cadre national tout en tenant compte des réalités locales.

Les prélats tiennent à préciser que leur intervention n'est ni idéologique ni polémique. Elle s'enracine, expliquent-ils, dans leur expérience pastorale quotidienne, au contact de populations souvent fragilisées par des difficultés sanitaires, sociales et économiques. Dans ces territoires où la solidarité familiale et communautaire demeure forte, les évêques rappellent que les personnes âgées, malades, handicapées ou isolées expriment avant tout un besoin de reconnaissance, de présence et de soulagement, bien plus qu'un désir de mourir.

Défendre une culture du soin et de la solidarité

Au cœur de leur message, une conviction claire et répétée : " prendre soin de la vie ne peut jamais consister à provoquer la mort ". Selon eux, l'introduction dans la loi d'une aide active à mourir, même strictement encadrée, ferait peser un risque majeur sur les personnes les plus vulnérables. Elle modifierait en profondeur le sens du soin, la relation de confiance entre soignants et patients, ainsi que les fondements de la solidarité sociale.

À l'inverse, les évêques appellent les parlementaires à soutenir le développement effectif et équitable des soins palliatifs dans l'ensemble des territoires des Antilles et de la Guyane. Ils plaident aussi pour un accompagnement global psychologique, spirituel et social des personnes en fin de vie et de leurs proches, afin d'affirmer qu'aucune vie ne perd sa valeur jusqu'à son terme naturel.

Les évêques soulignent que les choix à venir engagent des situations individuelles, mais aussi la vision de l'humanité et de la fraternité que la société française souhaite transmettre aux générations futures. Ils assurent enfin les parlementaires de leur disponibilité au dialogue.

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