6. Le 28 mars restera gravé dans l'histoire de la Guyane, avec sa plus grande manifestation sociale.
1. Le 20 mars, des conflits épars - certains anciens comme chez Endel, d'autres plus récents comme au port de Dégrad-des-Cannes, surgissent. Le rond-point de la Carapa, menant au centre spatial, à Kourou, est bloqué.
2. Cette image de notre correspondant Laurent Marimoutou a fait le tour des médias. Le 21 mars, les manifestants marchent vers le CSG, où la fusée ne pourra pas décoller dans la soirée. Ce jour-là, les forces de l'ordre usent de gaz lacrymogènes.
3. Jeudi 23 mars, des barrages sont dressés dans tout le département. La Guyane est bloquée.
4. Le 24 au soir, des agriculteurs - qui sont parmi les premiers mobilisés à cause de retards dans le paiement des aides européennes - aspergent de lisier la préfecture. Le collectif refuse de négocier avec la délégation interministérielle.
5. Durant tout le premier week-end de conflit, la délégation et les 500 Frères se croisent. Sans qu'il y ait de négociation.
7. Le 30 mars, Éricka Bareigts, ministre des Outre-mer arrivée la veille avec son collègue de l'Intérieur, présente des excuses, prélude à de premières négociations.
8. Le premier week-end de discussions ne permet pas d'aboutir à un accord. Des manifestations de soutien ont lieu à Paris. Des cours sont organisés pour les élèves sur les barrages.
9. Le mardi 4 avril, seconde marche. Cette fois-ci, en direction du CSG où une quarantaine de membres des collectifs passeront la nuit.
10. Le 5 avril, le gouvernement entérine l'accord de Guyane en conseil des ministres. Les premières voix s'élèvent pour demander la levée des barrages.
11. Le bras de fer se poursuit. Devant la préfecture où la foule s'est massée, le commissaire Terry est grièvement blessé. Les discussions sont au point mort. Des gaz lacrymogènes sont à nouveau tirés.
12. Alors que les rayons se vident dans les magasins après trois semaines de mouvement, la place des Palmistes accueille un meeting du collectif.
13. Mardi 11 à Kourou et mercredi 12 à Cayenne, des plaintes sont déposées contre les barrages.
14. Le 14 avril, le procureur ordonne des contrôles sur les barrages, tandis que des croix blanches font leur apparition aux Palmistes et que l'ARS demande la mise en oeuvre de plans blancs dans les hôpitaux.
15. Mardi 18 au soir, coup de théâtre : Mikaël Mancée, figure emblématique et charismatique du mouvement, se retire en raison de son opposition aux barrages.
16. Dans la nuit du 20 au 21 avril, un accord se dessine. Il est signé hier dans l'après-midi.
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De ce conflit, on retiendra des images fortes : la masse défilant dans Cayenne, les manifestations devant le centre spatial, les excuses d'Éricka Bareigts et la préfecture aspergée de lisier. Ainsi que, naturellement, les barrages. France-Guyane vous propose cette rétrospective à travers une sélection de ses unes.
1. Le 20 mars, des conflits épars - certains anciens comme chez Endel, d'autres plus récents comme au port de Dégrad-des-Cannes, surgissent. Le rond-point de la Carapa, menant au centre spatial, à Kourou, est bloqué.
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2. Cette image de notre correspondant Laurent Marimoutou a fait le tour des médias. Le 21 mars, les manifestants marchent vers le CSG, où la fusée ne pourra pas décoller dans la soirée. Ce jour-là, les forces de l'ordre usent de gaz lacrymogènes.
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3. Jeudi 23 mars, des barrages sont dressés dans tout le département. La Guyane est bloquée.
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4. Le 24 au soir, des agriculteurs - qui sont parmi les premiers mobilisés à cause de retards dans le paiement des aides européennes - aspergent de lisier la préfecture. Le collectif refuse de négocier avec la délégation interministérielle.
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5. Durant tout le premier week-end de conflit, la délégation et les 500 Frères se croisent. Sans qu'il y ait de négociation.
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7. Le 30 mars, Éricka Bareigts, ministre des Outre-mer arrivée la veille avec son collègue de l'Intérieur, présente des excuses, prélude à de premières négociations.
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8. Le premier week-end de discussions ne permet pas d'aboutir à un accord. Des manifestations de soutien ont lieu à Paris. Des cours sont organisés pour les élèves sur les barrages.
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9. Le mardi 4 avril, seconde marche. Cette fois-ci, en direction du CSG où une quarantaine de membres des collectifs passeront la nuit.
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10. Le 5 avril, le gouvernement entérine l'accord de Guyane en conseil des ministres. Les premières voix s'élèvent pour demander la levée des barrages.
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11. Le bras de fer se poursuit. Devant la préfecture où la foule s'est massée, le commissaire Terry est grièvement blessé. Les discussions sont au point mort. Des gaz lacrymogènes sont à nouveau tirés.
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12. Alors que les rayons se vident dans les magasins après trois semaines de mouvement, la place des Palmistes accueille un meeting du collectif.
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13. Mardi 11 à Kourou et mercredi 12 à Cayenne, des plaintes sont déposées contre les barrages.
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14. Le 14 avril, le procureur ordonne des contrôles sur les barrages, tandis que des croix blanches font leur apparition aux Palmistes et que l'ARS demande la mise en oeuvre de plans blancs dans les hôpitaux.
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15. Mardi 18 au soir, coup de théâtre : Mikaël Mancée, figure emblématique et charismatique du mouvement, se retire en raison de son opposition aux barrages.
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16. Dans la nuit du 20 au 21 avril, un accord se dessine. Il est signé hier dans l'après-midi.
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