Mobilisation sociale à Pointe-à-Pitre : Elie Domota finalement libéré ce jeudi soir
Un collectif de syndicats s'est donné rendez-vous ce matin en Guadeloupe pour manifester une dernière fois cette année contre l'obligation vaccinale. La mobilisation a dégénéré entre manifestants et forces de l'ordre, qui ont fait usage de grenades lacrymogènes. Elie Domota, l'un des leaders du LKP et de l'UGTG a été interpellé. En Guyane, le MDES, la Caravane pour la Liberté et d'autres ont réagi.
Il est convoqué le 7 avril prochain devant le tribunal de Pointe-à-Pitre pour répondre de « violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique et refus de se soumettre aux prélèvements obligatoires ».
Face à cette situation, en Guyane, la Caravane pour la Liberté a réagi très vite : "cette arrestation démontre sans équivoque que la peur a définitivement changé de camp en Guadeloupe. Quel aveu de faiblesse de l'état colonial qui ne sait plus quoi faire face à la révolte populaire ! Ni la répression, ni l'arrestation de cette figure emblématique du militantisme ne saurait faire taire la voix de tout un peuple ! " Ils se disent enfin "unis et solidaires auprès de [nos] frères et sœurs de la Guadeloupe" tout en réclamant la "liberté immédiate" pour Elie Domota.
De son coté Rudy Stephenson, candidat déclaré aux législatives a laissé ce commentaire sur twitter :
Le MDES y est aussi allé de son communiqué. Le mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale : "proteste et dénonce la répréssion par l'état. [...] L'arrestation violente du porte parole Elie Domota est une énième provocation de ce gouvernement qui malgré tous les moyens déployés n'arrive pas à faire taire la contestation guadeloupéenne. [...] Le MDES demande à la population guyanaise et aux peuples encore colonisés par la France de poursuivre ses combats pour ses émancipations économiques, sociales, culturelles et politiques respectives".Utiliser la violence est un aveu d’échec et toute violence contre la personne humaine (qu’elle soit civile ou policière) est un échec. Je condamne le climat de violence actuel en Guadeloupe qui marque un nouvel échec de la France dans sa relation à l’outre-mer en général.
— Rudy STEPHENSON (@RudySTEPHENSON0) December 30, 2021
Retrouvez ci-dessous le reportage heure par heure de nos confrères de France-Antilles ci-dessous. Vidéos à l'appui.
15h
Suite à l'arrestation d'Elie Domota, le syndicat UTC UGTG a publié un communiqué de presse regrettant « l'usage de gaz lacrimogène, tiré en plein visage pendant une manifestation pacifique, sur la voie publique ».
L'arrestation a été qualifiée « de provocation ».
L'organisation réitère son engagement à "accompagner les travailleurs pour le respect de leur dignité, leurs droits et eur liberté"
Le communiqué est conclu par l'inscription "Laguè déklaré"
14h30
Les forces de l'ordre ont encerclé le rond-point de Petit Perou. Des échauffourées ont éclaté en pleine rue. Elie Domota, l'un des leaders du LKP a été interpellé, comme le montrent les images de Canal 10, relayées sur les réseaux sociaux.
13h
Les manifestants se dirigent vers le centre commercial Millenis.
12h45
Selon le journaliste de France-Antilles sur place, le collectif a pris la direction de la Rue Frébault pour ensuite se réunir devant la sous-préfecture de Pointe-à-Pitre.
10h45
En se rendant à la sous-préfecture, Elie Domota tient à rappeler que la mobilisation ne concerne pas uniquement le Centre Hospitalier, il remet en cause les chiffres communiqués par l'Agence Régionale de Santé (ARS) sur les pourcentages de personnels médicaux.
10h
Après la réunion de mardi soir, le collectif de syndicats de lutte contre l'obligation s'est donné rendez-vous ce matin devant le Palais de la Mutualité de Pointe-à-Pitre.
Ce mardi (28 décembre), le collectif contre l'obligation vaccinale avait, en effet, tenu un impressionnant meeting devant le palais de la mutualité de Pointe-à-Pitre. Il avait mobilisé les militants et sympathisants, en leur demandant de maintenir la pression.
Pour rappel, la semaine dernière, ce même collectif avait pénétré de force dans l'enceinte du conseil régional de Guadeloupe, en interrompant la plénière et en passant une nuit sur place.
En quittant les lieux vendredi 24 décembre, il avait annoncé d'autres actions d'envergure cette semaine.

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