L’île en grève générale depuis mardi
Une très large intersyndicale appelle à la grève, depuis mardi, tant dans les administrations que dans les entreprises privées. Elle réclame la mise en place d’un plan d’urgence sanitaire et la défense des services public. Le conseil régional a proposé une médiation entre les grévistes et les représentants de l’ é tat. Elle pourrait démarrer la semaine prochaine. En attendant, le ton se durcit.
En Guadeloupe, après deux jours de mobilisation pour « la mise en place d’un plan d’urgence sanitaire, pour la défense des services publics en particulier dans l’éducation », l’intersyndicale passe à la vitesse supérieure au nom d’un « droit à l’existence et à la vie ». Elle estime aujourd’hui qu’elle est en état de légitime défense face l’attitude du représentant de l’État qui, selon elle, répond par le mépris et le mutisme sur des sujets qui relèvent pourtant de sa responsabilité. Elle appelle donc à une « mobilisation militante et populaire » avec des réunions d’information organisées dans les entreprises et sur la place publique avant un défilé prévu samedi 25 mai.
Des opérations « coups de poing » contre les institutions sont aussi prévues. L’intersyndicale n’hésite pas à évoquer une prochaine guérilla sociale. « Rien ne pourra dorénavant fonctionner normalement », menace le secrétaire général de l’UGTG, qui met en cause la responsabilité de « l’État, le préfet, les élus et parlementaires de Guadeloupe qui supportent l’entière responsabilité de la dégradation programmée et durable de la situation sociale en Guadeloupe »....

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