Un protocole qualifié « d'inédit »
et même « historique » a été signé la semaine dernière
pour lutter contre la vie chère. Partagez-vous ce point de vue
?
Cet accord est le produit d'une négociation en
Martinique. C'est très important pour l'unité d'un territoire que
les problématiques soient traitées par les acteurs eux-mêmes et non
par quelqu'un d'extérieur à ce territoire. Il était essentiel de
parvenir à un accord entre acteurs martiniquais, dans lequel la
collectivité territoriale jouerait un rôle clé, tout comme les
distributeurs, les grossistes et les chambres consulaires. En ce
sens, cet accord est déjà important. Il l'est d'autant plus que
nous avons ouvert des portes qui n'avaient jamais été ouvertes
auparavant. Nous les ouvrons avec un objectif mesurable,
contrôlable et assorti d'un échéancier. Cet accord est le fruit du
travail des Martiniquais eux-mêmes. Cela peut être une fierté
martiniquaise.
"Je ne peux le cacher, il y a une forme
d'amertume"
Quelle atmosphère règne désormais en
Martinique depuis la signature de ce protocole visant à lutter
contre la vie chère ?
La situation n'est pas particulièrement
favorable, ni réjouissante. Elle est malheureusement plutôt tendue.
Je ressens une forme de défiance croissante au sein de la
population, ainsi que de la crainte et de la peur. Je m'interroge
sur les finalités réelles de certaines associations et si,
finalement, créer cette situation tendue n'était pas leur objectif
principal.
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