Débrayage au lycée Melkior et Garré
Cela fait plus de quinze ans que cela dure… chaque nouvelle saison des pluies est l'occasion pour les personnels du lycée Melkior et Garré de constater la vétusté de leurs installations et la pauvreté des moyens entrepris pour y parer. Cet après-midi à Montabo, à l'occasion d'une commission hygiène, sécurité et santé au travail : une douzaine d'enseignants attendaient l'arrivée des membres de la CTG afin de leur remettre en main propre leur cahier de doléance.
La professeur représentante du syndicat SUD Éducation poursuit : "On a des élèves qui travaillent au CDI avec de l'eau qui leur coule dessus. On a aussi des risques très importants au niveau des faux-plafonds. Pendant les vacances, c'est rien de moins qu'une poche d'eau qui s'est vidée à l'hôtel d'application (là où les élèves de la section hôtelière reçoivent le public, NDLR), pourtant il s'agit d'un bâtiment récent ! ".
"Nous sommes face à une forme de maltraitance institutionnalisée. Les problèmes vont en s'aggravant. Les interventions ne sont que du bricolage, on fait cautère sur jambe de bois sans s'attaquer au fond. Les problèmes d'inondations, de courts-circuits, l'absence de matériel informatique dans la section professionnelle sont notre lot quotidien", reprend Michel Cratere, l'autre membre de l'équipe pédagogique siégeant en commission ce lundi après-midi.
"On est dans une forme de souffrance au travail tout à fait épatante. Moi par exemple, quand j'ai fini les cours, mon premier réflexe c'est de partir : parce que c'est un environnement complètement déglingué où le minimum du confort n'existe pas", poursuit Michel Cratere.
Coutumiers de travaux d'interventions tout aussi interminables qu'inefficaces, les profs en débrayage savent quels responsables pointer du doigt.
"Pour le coup, c'est vraiment la métaphore de l'eau : la CTG va nous inonder de chiffres pendant que nous, nous attendons des solutions, fait remarquer Marion Décavé à ses collègues en débrayage. Ce qui se passe cet après-midi me semble inéquitable, ils arrivent au complet sans prévenir, pendant que nos professeurs les plus directement concernés ne sont pas conviés " conclut-elle.
"La prochaine fois qu'ils veulent intervenir sur la toiture, ils feraient mieux de faire appel à une entreprise locale et reconnue afin d'éviter qu'à nouveau les sous-traitants disparaissent loin de leurs responsabilités une fois mise la clef sous la porte", ajoute l'un de ses collègues présent.

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