De Caracas à Saint-Laurent
À la lueur des nouvelles violences qui secouent le Venezuela, rencontre avec l’un de ces millions de réfugiés que la crise politique et économique a jetés sur les routes de l’exil.
Eduardo Otavio* a 43 ans. Il a fui Caracas, la capitale du Venezuela, il y a sept mois, pour se réfugier avec sa famille sur les berges du Maroni.
« J’ai fui la dictature et mon pays en juillet, avec mon épouse et mon bébé, raconte Eduardo Otavio. Nous sommes passés en avion par Trinidad et Tobago, puis Paramaribo. Un taxico et une pirogue plus loin, nous sommes arrivés à Saint-Laurent du Maroni. Pourquoi la Guyane et l’Ouest ? Parce que je suis professeur de français, j’ai déjà enseigné l’espagnol en Métropole et des amis que je m’étais faits à l’époque là-bas vivent actuellement à Saint-Laurent. C’est grâce à eux que nous avons pu fuir le Venezuela où toute ma famille — ma mère, mes frères — est restée. J’ai quelques qualités d’adaptation pour...

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters