Conflit social en Guadeloupe : le coup de force des patrons a-t-il payé ?
Hier en Guadeloupe, il aura fallu un peu plus de 9 heures de négociations pour aboutir à la signature d'un protocole de fin de conflit. Entre situations épiques, coups de colère et tentatives du préfet d'apaiser le dialogue, les socio-professionnels ont obtenu gain de cause et se disent « satisfaits ».
Les premières déclarations ne laissaient planer aucun doute sur le déroulement des pourparlers : « La question des exonérations sociales et fiscales, c'est la loi qui peut la régler, nous ne réglerons pas cette question ici, car je ne peux pas m'engager » avertit le préfet de Guadeloupe, Alexandre Rochatte. De quoi engager des négociations tendues quand on sait que ces questions demeuraient les principales revendications du collectif : l'arrêt des poursuites d'avis à tiers détenteurs (ATD) auprès des entreprises et l'annulation de leurs charges sociales et fiscales.
La première proposition vient du directeur régional des finances publiques de la Guadeloupe, Guy Bensaïd qui s'engage à procéder à des mains levées, si les entreprises concernées par les menaces d'avis à tiers détenteurs (ATD) rentrent en contact avec ses services, afin de « trouver des moratoires et des aides qu'ils ne connaissent probablement pas » dit-il. Moratoire, un adjectif que rejette en bloc les socio-professionnels : « Il faut trouver un autre terme que moratoire », lance Jean-Yves Ramassamy. « On peut parler d'un plan financier », répond alors le préfet,...

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