Les deux usines de la Société anonyme de la raffinerie des Antilles en Guyane ont été débloquées simultanément au milieu de la nuit de mercredi à jeudi par les forces de l’ordre. Les ravitaillements en carburant de l’ensemble des stations-service du territoire ont repris dans la foulée. • GAËTAN TRINGHAM
Les débats ne sont pas clos, mais le territoire a connu la semaine dernière un mouvement de protestation qui annihile davantage une partie du monde économique, sur fond d’opposition au pass sanitaire et après une récente décision de justice décriée par la majorité politique du territoire et les syndicats. Décryptage.
L’audience du jeudi 14 octobre dernier avait tout d’un
symbole, troublant pour les uns, légitime pour les autres. Un an
après une manifestation du Mayouri Santé, agrégation de collectifs,
d’associations et de syndicats qui militaient pour une gestion plus
« adéquate de la crise sanitaire » selon les dires des
organisateurs de l’époque, le tribunal correctionnel de Cayenne a
condamné quatre militants syndicaux, dont deux figures importantes
des mouvements de protestation de 2017, à des peines de prison
ferme. Si les faits reprochés à Gilles Beaudi, un des représentants
du bureau syndical de l’UTG, ont été requalifiés en «
complicité de dégradation et détérioration d’un bien
appartenant à autrui », Richard Cimonard, syndiqué et ancien
membre des 500 frères, Stéphane...
Édition spéciale : Rétro 2025
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